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CÉLINE la petite musique

Œuvre

Mea Culpa

Les plus beaux passages de Mea Culpa, composés à la main et vérifiés mot pour mot.

l’Homme n’a jamais eu, en l’air et sur terre, qu’un seul tyran : lui-même !
Ce qui séduit dans le Communisme, l’immense avantage à vrai dire, c’est qu’il va nous démasquer l’Homme, enfin !
La grande prétention au bonheur, voilà l’énorme imposture !
Y a pas de bonheur dans l’existence, y a que des malheurs plus ou moins grands, plus ou moins tardifs, éclatants, secrets, différés, sournois …
Tous les assassins voient l’avenir en rose, ça fait partie du métier.
L’Homme il est humain à peu près autant que la poule vole. Quand elle prend un coup dur dans le pot, quand une auto la fait valser, elle s’enlève bien jusqu’au toit, mais elle repique tout de suite dans la bourbe, rebecqueter la fiente. C’est sa nature, son ambition. Pour nous, dans la société, c’est exactement du même. On cesse d’être si profond fumier que sur le coup d’une catastrophe. Quand tout se tasse à peu près, le naturel reprend le galop.
Massacres par myriades, toutes les guerres depuis le Déluge ont eu pour musique l’Optimisme
La politique a pourri l’Homme encore plus profondément depuis ces trois derniers siècles que pendant toute la Préhistoire.
Tous les fumiers sont prédicants ! Plus ils sont vicelards plus ils causent !
une Révolution faut la juger vingt ans plus tard.
Le contraire de ce qu’on voulait arrive forcément.
Le monde entier tourne critique, donc effroyablement médiocre.
Pourtant la vraie Révolution ça serait bien celle des Aveux, la grande purification !
La machine la mieux stylée n’a jamais délivré personne. Elle abrutit l’Homme plus cruellement et c’est tout !
quand il s’agit de matière c’est jamais le meilleur qui triomphe, c’est toujours le plus cynique, le plus rusé, le plus brutal.
Quand on mélange au hasard deux sangs, l’un pauvre, l’autre riche, on n’enrichit jamais le pauvre, on appauvrit toujours le riche
C’est avec des gens heureux qu’on fait les meilleurs damnés.
Des guerres qu’on saura plus pourquoi ! … De plus en plus formidables ! Qui laisseront plus personne tranquille ! … que tout le monde en crèvera … deviendra des héros sur place … et poussière par-dessus le marché ! … Qu’on débarrassera la Terre … Qu’on a jamais servi à rien … Le nettoyage par l’Idée
Il souffre, se mutile, saigne, crève et n’apprend rien.
Il faut qu’on la découvre bien vite la quatrième dimension ! La véritable dimension ! Celle du sentiment fraternel, celle de l’identité d’autrui.
C’est grand un ciel pour soi tout seul !
L’envie tient la planète en rage, en tétanos, en surfusion.
Est-il dressable ? … C’est pas un système qui le dressera !
Il faudrait buter les flatteurs, c’est ça le grand opium du peuple
La supériorité pratique des grandes religions chrétiennes, c’est qu’elles doraient pas la pilule.
Parler morale n’engage à rien ! Ça pose un homme, ça le dissimule.
Vanité d’abord ! La prétention tue comme le reste ! Mieux que le reste !
L’individualisme foncier mène toute la farce, malgré tout, mine tout, corrompt tout.
Il s’arrête tout juste à côté de ce qui pourrait le rendre heureux, l’adoucir.
Il vénère la force. Il méprise le faible.
la grande victime de l’Histoire ça ne veut pas dire qu’on est un ange !
Tout créateur au premier mot se trouve à présent écrasé de haines, concassé, vaporisé.
Rabaisser l’Homme à la matière, c’est la loi secrète, nouvelle, implacable
On n’enfonce que des portes ouvertes, et puis comment vermoulues !
la misère c’est l’accessoire dans l’Histoire du monde moderne !
Le peuple est Roi ! … Le Roi la saute ! Il a tout ! Il manque de chemise !
L’Homme est encore bien autre chose, de bien plus trouble et dégueulasse que la question du « bouffer »
Il croit tout ce qu’on lui raconte du moment que c’est flatteur !
l’Homme est la pire des engeances !
Depuis la fin des religions, c’est lui qu’on encense et qu’on saoule à toute volée de calembredaines.