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CÉLINE la petite musique

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Citations sur travail

Les passages de Céline sur travail — composés à la main, vérifiés mot pour mot.

Dès que le travail et le froid ne nous astreignent plus, relâchent un moment leur étau, on peut apercevoir des blancs, ce qu’on découvre du gai rivage, une fois que la mer s’en retire : la vérité, mares lourdement puantes, les crabes, la charogne et l’étron.
— L.-F. Céline
La loi, c’est le grand « Luna Park » de la douleur. Quand le miteux se laisse saisir par elle, on l’entend encore crier des siècles et des siècles après.
— L.-F. Céline
Elle croyait au fond que les petites gens de sa sorte étaient faits pour souffrir de tout, que c’était leur rôle sur la terre, et que si les choses allaient récemment aussi mal, ça devait tenir encore, en grande partie à ce qu’ils avaient commis bien des fautes accumulées, les petites gens… Ils avaient dû faire des sottises, sans s’en rendre compte, bien sûr, mais tout de même ils étaient coupables et c’était déjà bien gentil qu’on leur donne ainsi en souffrant l’occasion d’expier leurs indignités… C’était une « intouchable » ma mère.
— L.-F. Céline
Les indigènes eux, ne fonctionnent guère en somme qu’à coups de trique, ils gardent cette dignité, tandis que les Blancs, perfectionnés par l’instruction publique, ils marchent tout seuls.
— L.-F. Céline
Tout lugubre qu’était l’hôpital, c’était cependant l’endroit de la colonie, le seul où l’on pouvait se sentir un peu oublié, à l’abri des hommes du dehors, des chefs. Vacances d’esclavage, l’essentiel en somme, et seul bonheur à ma portée.
— L.-F. Céline
On cède au bruit comme on cède à la guerre. On se laisse aller aux machines avec les trois idées qui restent à vaciller tout en haut derrière le front de la tête.
— L.-F. Céline
La lumière du ciel à Rancy, c’est la même qu’à Detroit, du jus de fumée qui trempe la plaine depuis Levallois. Un rebut de bâtisses tenues par des gadoues noires au sol. Les cheminées, des petites et des hautes, ça fait pareil de loin qu’au bord de la mer les gros piquets dans la vase. Là-dedans, c’est nous.
— L.-F. Céline
Dans la fatigue et la solitude le divin ça sort des hommes.
— L.-F. Céline
C’est avec leur chair et leur esprit qu’ils avaient acquis leur maison, tel l’escargot. Mais lui l’escargot fait ça sans s’en douter. Les Henrouille eux, n’en revenaient pas d’avoir passé à travers la vie rien que pour avoir une maison et comme des gens qu’on vient de désemmurer ça les étonnait.
— L.-F. Céline
La médecine, c’est ingrat. Quand on se fait honorer par les riches, on a l’air d’un larbin, par les pauvres on a tout du voleur.
— L.-F. Céline
Les habitudes s’attrapent plus vite que le courage et surtout l’habitude de bouffer.
— L.-F. Céline
Tant pis alors qu’il m’a répondu, j’en ai trop marre des trucs réguliers à tout le monde… T’es vieux, t’attends encore ton tour de rigoler et quand il arrive… Bien patient s’il arrive… T’es crevé et enterré depuis longtemps… C’est un business pour les innocents les métiers honnêtes, comme on dit…
— L.-F. Céline
Quand la bête à misère, puante, vous traque, pourquoi discuter ? C’est rien dire et puis foutre le camp qu’est malin.
— L.-F. Céline
Un patron se trouve toujours un peu rassuré par l’ignominie de son personnel. L’esclave doit être coûte que coûte un peu et même beaucoup méprisable. Un ensemble de petites tares chroniques morales et physiques justifie le sort qui l’accable. La terre tourne mieux ainsi puisque chacun se trouve dessus à sa place méritée.
— L.-F. Céline
Je suis, je l’avoue, je le clame Ferdinand : Vidé ! Abruti ! Vaincu ! Par quarante années de petitesses sagaces !… C’est énormément trop déjà !…
— L.-F. Céline
Les berges se séparent du fleuve tout doucement, elles se lèvent, se relèvent des deux côtés de l’eau. Le boulot émerge de l’ombre. On recommence à tout voir, tout simple, tout dur. Les treuils ici, les palissades aux chantiers là-bas et loin dessus la route voici que reviennent de plus loin encore les hommes. Ils s’infiltrent dans le jour sale par petits paquets transis. Ils se mettent du jour plein la figure pour commencer en passant devant l’aurore. Ils vont plus loin. On ne voit bien d’eux que leurs figures pâles et simples ; le reste est encore à la nuit. Il faudra bien qu’ils crèvent tous un jour aussi.
— L.-F. Céline
on est tous assis sur une grande galère, on rame tous à tour de bras, tu peux pas venir me dire le contraire !… Assis sur des clous même à tirer tout nous autres ! Et qu’est-ce qu’on en a ? Rien ! Des coups de trique seulement, des misères, des bobards et puis des vacheries encore.
— L.-F. Céline
On est en bas dans les cales à souffler de la gueule, puants, suintants des rouspignolles, et puis voilà ! En haut sur le pont, au frais, il y a les maîtres et qui s’en font pas, avec des belles femmes roses et gonflées de parfums sur les genoux.
— L.-F. Céline
Cette répulsion instinctive qu’inspirent les commerçants à ceux qui les approchent et qui savent, est une des très rares consolations qu’éprouvent d’être aussi miteux qu’ils le sont ceux qui ne vendent rien à personne.
— L.-F. Céline
elle aurait même pu être assez jolie, comme tant d’autres, seulement elle était si prudente, si méfiante qu’elle s’arrêtait au bord de la beauté, comme au bord de la vie, avec ses cheveux un peu trop peignés, son sourire un peu trop facile et soudain, des gestes un peu trop rapides ou un peu trop furtifs.
— L.-F. Céline
Je n’avais envie moi que de m’en aller, mais comme on doit toujours avoir l’air utile quand on est pas riche et comme d’autre part je n’en finissais pas avec mes études, ça ne pouvait pas durer.
— L.-F. Céline
Des files de nègres, sur la rive, trimaient à la chicote, en train de décharger, cale après cale, les bateaux jamais vides, grimpant au long des passerelles tremblotantes et grêles, avec leur gros panier plein sur la tête, en équilibre, parmi les injures, sortes de fourmis verticales.
— L.-F. Céline
Yeux ardents et charbonneux, l’intensité de posséder la Compagnie le consumait cet homme, il m’effrayait un peu. J’avais du mal à me faire à sa seule présence. Je n’aurais point cru qu’il existât au monde une carcasse humaine capable de cette tension maxima de convoitise.
— L.-F. Céline
Pudique Alcide ! Comme il avait dû en faire des économies sur sa solde étriquée… sur ses primes faméliques et sur son minuscule commerce clandestin… pendant des mois, des années, dans cet infernal Topo !… Je ne savais pas quoi lui répondre moi, je n’étais pas très compétent, mais il me dépassait tellement par le cœur que j’en devins tout rouge… À côté d’Alcide, rien qu’un mufle impuissant moi, épais, et vain j’étais… Y avait pas à chiquer. C’était net.
— L.-F. Céline
Quand à six heures tout s’arrête on emporte le bruit dans sa tête, j’en avais encore moi pour la nuit entière de bruit et d’odeur à l’huile aussi comme si on m’avait mis un nez nouveau, un cerveau nouveau pour toujours. Alors à force de renoncer, peu à peu, je suis devenu comme un autre… Un nouveau Ferdinand.
— L.-F. Céline
C’est fini. Partout ce qu’on regarde, tout ce que la main touche, c’est dur à présent. Et tout ce dont on arrive à se souvenir encore un peu est raidi aussi comme du fer et n’a plus de goût dans la pensée. On est devenu salement vieux d’un seul coup.
— L.-F. Céline
Vous n’êtes pas venu ici pour penser, mais pour faire les gestes qu’on vous commandera d’exécuter… Nous n’avons pas besoin d’imaginatifs dans notre usine. C’est de chimpanzés dont nous avons besoin… Un conseil encore. Ne nous parlez plus jamais de votre intelligence ! On pensera pour vous mon ami !
— L.-F. Céline
C’est pourtant qu’un patron qu’ils vont chercher dans Paris, celui qui vous sauve de crever de faim, ils ont énormément peur de le perdre, les lâches. Il vous la fait transpirer pourtant sa pitance. On en pue pendant dix ans, vingt ans et davantage.
— L.-F. Céline
Le véritable savant met vingt bonnes années en moyenne à effectuer la grande découverte, celle qui consiste à se convaincre que le délire des uns ne fait pas du tout le bonheur des autres et que chacun ici-bas se trouve indisposé par la marotte du voisin.
— L.-F. Céline
Un chien, dessus, fait pipi, vite, la gérante somnole. Un autobus à vide fonce vers son dépôt. Les idées aussi finissent par avoir leur dimanche ; on est plus ahuri encore que d’habitude. On est là, vide. On en baverait. On est content. On a rien à causer, parce qu’au fond il ne vous arrive plus rien, on est trop pauvre, on a peut-être dégoûté l’existence ? Ça serait régulier.
— L.-F. Céline
Quand on n’a pas d’argent à offrir aux pauvres, il vaut mieux se taire. Quand on leur parle d’autre chose que d’argent, on les trompe, on ment, presque toujours.
— L.-F. Céline
Et même quand ils prennent des tons canailles pour chanter des chansons de pauvres en manière de distraction, ils le gardent cet accent distingué qui vous met en méfiance et en dégoût, un accent qui a comme un petit fouet dedans, toujours, comme il en faut un, toujours, pour parler aux domestiques.
— L.-F. Céline
Rien qui s’éteigne comme un feu sacré.
— L.-F. Céline
J’avais renoncé d’ailleurs, depuis belle lurette à toute espèce d’amour-propre. Ce sentiment m’avait semblé toujours très au-dessus de ma condition, mille fois trop dispendieux pour mes ressources.
— L.-F. Céline
Après le remblai de l’autre rive, c’est la grande plaine de Gennevilliers qui commence, une bien belle étendue grise et blanche où les cheminées se profilent doucement dans les poussières et dans la brume. Tout près du halage se tient le bistrot des mariniers, il garde l’entrée du canal. Le courant jaune vient pousser sur l’écluse. On regardait ça nous autres en contrebas pendant des heures, et à côté, l’espèce de long marécage aussi dont l’odeur revient sournoise jusque sur la route des autos. On s’habitue.
— L.-F. Céline
Les brumes lentes du fleuve se déchirent au ras de l’eau, se pressent, passent, s’élancent, chancellent et vont retomber de l’autre côté du parapet autour des quinquets acides. La grosse usine des tracteurs qui est à gauche se cache dans un grand morceau de nuit. Elle a ses fenêtres ouvertes par un incendie morne qui la brûle en dedans et n’en finit jamais.
— L.-F. Céline
Ça représente une belle santé pour y tenir toute une vie à un régime pareil.
— L.-F. Céline
ça fait tort au malade et à sa famille un médecin gratuit, si pauvre soit-elle.
— L.-F. Céline
Nous n’étions pas des ambitieux, ni l’un ni l’autre et on s’en foutait nous des possibilités d’avenir. C’était un tort d’ailleurs.
— L.-F. Céline
C’était l’indépendance qu’était son faible à Robinson. Il le disait lui-même.
— L.-F. Céline
La machine la mieux stylée n’a jamais délivré personne. Elle abrutit l’Homme plus cruellement et c’est tout !
— L.-F. Céline
La vraie haine, elle vient du fond, elle vient de la jeunesse, perdue au boulot sans défense. Alors celle‑là qu’on en crève.
— L.-F. Céline
Pour redonner aux clients le goût du ciselé, j’aurais découpaillé la lune.
— L.-F. Céline
Ce lourd bagage de vertus sincères me sera compté, j’en ai peur, plutôt à charge qu’à crédit, le jour où se régleront mes comptes ! …
— L.-F. Céline
Plus c’est l’opulence et tant plus c’est la charogne ! … C’est terrible les compagnies ! …
— L.-F. Céline
C’est à la lumière au pétrole qu’elle réparait, notre ouvrière. Elle s’enfumait, elle se crevait les yeux avec ça.
— L.-F. Céline
Elles osent aborder nulle part. L’éclusier bouffi crache trois fois sa chique, tombe la veste, ramone et râle sur la chignole … La porte aux pivots tremblote, grince et démarre à petits coups … Les remous pèsent … les battants suintent et cèdent enfin
— L.-F. Céline
Souvent j’en croise, à présent, des indignés qui ramènent … C’est que des pauvres culs coincés … des petits potes, des ratés jouisseurs … C’est de la révolte d’enfifré … c’est pas payé, c’est gratuit … Des vraies godilles … Ça vient de nulle part … du Lycée peut‑être … C’est de la parlouille, c’est du vent.
— L.-F. Céline
Le patron c’est tout la charogne, ça pense qu’à vous débrayer … L’effroi du tréfonds, c’est d’être un jour « fleur », sans emploi
— L.-F. Céline
On retournait le ciel et la terre … mais la résurrection venait pas
— L.-F. Céline
La peine en ce temps‑là on en parlait pas. C’est en somme que beaucoup plus tard qu’on a commencé à se rendre compte que c’était chiant d’être travailleurs. On avait seulement des indices.
— L.-F. Céline
Le jeu valait plus la chandelle ! D’abord maman se rendait bien compte, elle se l’avouait dans les larmes, le goût des belles choses se perdait … c’était un courant pas remontable … Lutter même devenait imbécile, c’était se ronger pour des prunes …
— L.-F. Céline
Pourquoi s’évertuer sur le Beau ? Voilà ce que les dames demandaient ! Du tape‑à‑l’œil à présent ! Du vermicelle ! Des tas d’horreurs ! Des vraies ordures de bazar ! La belle dentelle était morte !
— L.-F. Céline
J’avais beau me fustiger, m’efforcer dans l’idéal à coups de suprêmes énergies, j’arrivais pas au sublime.
— L.-F. Céline
Tous les hommes d’abord à l’époque, ils le gardaient jusqu’à la mort, le sillon rouge autour du cou. C’était comme un signe magique.
— L.-F. Céline
Vous embarquez ? Soit. Je vous accueille ! Je vous prends ! Soit ! Montez à bord ! Mais je vous le dis bien d’avance ! Pas un doublon dans les cales ! Rien dans les mains ! Peu dans les poches ! Point d’amertume ! Point de rancœur ! …
— L.-F. Céline
Les bureaux du Génitron en fait de terrible désordre, de capharnaüm absolu, de pagaye totale, on pouvait pas voir beaucoup pire … Depuis le seuil de la boutique jusqu’au plafond du premier, toutes les marches, les aspérités, les meubles, les chaises, les armoires, dessus, dessous, c’était qu’enfoui sous les papelards, les brochures, tous les invendus à la traîne, un méli‑mélo tragique, tout crevassé, décortiqué, toute l’œuvre à Courtial était là, en vrac, en pyramides, jachère
— L.-F. Céline
« Tout commanditaire est un vrai oiseau pour s’enfuir, mais une tortue sur la douille. »
— L.-F. Céline
Si je monte, Mesdames, Messieurs, Mesdemoiselles, c’est pour l’instruction des Familles ! Voilà le but de toute ma vie ! Tout pour l’éducation des masses !
— L.-F. Céline
C’est l’instant foireux où tous les magasins relâchent leurs petits maniaques, leurs employés trop ingénieux … Tous les folichons sont en bombe ! … Le grand éparpillage des fabriques, des manutentions … Ils se précipitent, ils sont nu‑tête, ils cavalent derrière l’omnibus ! … les artisans tracassés par les effluves du Progrès !
— L.-F. Céline
Sa peur de la révocation … c’était la plus terrible de toutes … ça le réveillait en panique … Il se redressait d’un bond sur le lit … « Au secours ! Au secours ! » qu’il hurlait
— L.-F. Céline
À ceux que la vie quotidienne crucifiait lentement au fond des villes perverses, putrides, insanes ! … À ceux qui voulaient tenter l’impossible pour que leur petit chérubin échappe à l’atroce destinée d’un esclavage en boutique … d’une tuberculose de comptable
— L.-F. Céline
C’est la fatigue qui la tuera
— L.-F. Céline
Il était gai quand il faisait rien.
— L.-F. Céline
Ils faisaient des efforts de figure, pour déjà prendre des allures d’hommes … On se ressemblait tous à peu près, comme ça vêtus, en tablier, c’étaient des enfants comme moi, de petits commerçants du centre, des façonniers, des « bazars » …
— L.-F. Céline
Il vous pistait toute la journée toujours en traître, et dès le premier instant … Il vous quittait plus à la trace, feutré, à la semelle … Sinueux, derrière vous, d’un couloir à l’autre … Les bras pendants, prêts à bondir, à vous étendre …
— L.-F. Céline
Il faut avoir passé par là pour bien renifler sa hantise … Qu’elle vous soye à travers les tripes, passée jusqu’au cœur
— L.-F. Céline
« C’est plus difficile de le caser, que de liquider toute la boutique ! … et pourtant, ça tu le sais, Clémence, c’est un tintouin bien infernal ! »
— L.-F. Céline
Une « Samothrace » en mastic … D’autres « Victoires » en pendulettes … Des méduses en nœuds de serpents qui faisaient des colliers … Encore des Chimères ! … Cent allégories pour des bagues, plus caca les unes que les autres …
— L.-F. Céline
Ah ! c’est joli l’indépendance !
— L.-F. Céline
Il aurait voulu m’enseigner toute la totalité des choses et puis aussi de temps à autre me jouer un beau tour de cochon ! Il pouvait pas s’en empêcher ! ni dans un cas ni dans l’autre !
— L.-F. Céline
Pendant qu’il bavait, ainsi juché, à la cantonade, captivant la foule, moi je faisais un peu la quête … C’était mon petit supplément. Je profitais de la circonstance, des palpitations, des émois … Je piquais à travers les rangées.
— L.-F. Céline
Depuis trente‑cinq années que je labeure dans les sciences ! … que je me crucifie ! c’est le mot … pour instruire … élever des masses … Jamais on m’a traité encore comme ce salaud‑là ! …
— L.-F. Céline
Où est‑il ? C’est la question que je me pose cinquante fois par jour … Pendant que je tourne, que je m’échine là‑bas toute seule ! que je me tue pour l’entretenir !
— L.-F. Céline
Toute une existence, Monsieur, vouée au service de la Science ! de la vérité ! par l’esprit ! par le courage personnel ! … 1 287 ascensions ! … Une carrière toute de périls ! Des luttes sans merci ! … Contre les trois éléments …
— L.-F. Céline
Aussitôt qu’une entreprise prend un petit peu d’envergure, elle se trouve ipso facto en butte à mille menées hostiles, sournoises, subtiles, inlassables … On peut pas dire le contraire ! …
— L.-F. Céline
Le travail c’est comme la croûte … Il faut que ça profite d’abord …
— L.-F. Céline
Les voisins eux s’en occupaient, ils se surpassaient en conseils … Ils donnaient pas gros de ma carrière …
— L.-F. Céline
À temps nouveaux, façons nouvelles !
— L.-F. Céline
Gras à lard comme te voilà, tu ferais pas mal sur un cheval ! Ils te verraient plus dans ta cuirasse ! … Tu serais fantôme au régiment ! …
— L.-F. Céline
le grand principe de la morale de ce monde, c’est la production. Les plaisirs sont improductifs, donc les plaisirs sont immoraux, c’est même pour cela que le plaisir est immoral. S’emmerder sur une tâche aride est productif, donc s’emmerder est moral.
— L.-F. Céline
Je gagne ma vie ! Je gagne ma vie, mon cher Administrateur, et ceux qui sont obligés de gagner leur vie ont-ils besoin d’autre devoir ?
— L.-F. Céline
Les protestants savent s’ennuyer mieux que personne au monde, aussi, sont-ils moraux et productifs et dominent-ils le monde.
— L.-F. Céline
Je veux en mettre de côté. Je ne veux plus crever de faim.
— L.-F. Céline
C’est beaucoup dans la vie, d’avoir quelque chose à faire.
— L.-F. Céline
Pour être beau, il ne faut faire que ça et vouloir.
— L.-F. Céline