Aller au contenu
CÉLINE la petite musique

Thème

Citations sur guerre

Les passages de Céline sur guerre — composés à la main, vérifiés mot pour mot.

Quand on a pas d’imagination, mourir c’est peu de chose, quand on en a, mourir c’est trop. Voilà mon avis.
— L.-F. Céline
La grande défaite, en tout, c’est d’oublier, et surtout ce qui vous a fait crever, et de crever sans comprendre jamais jusqu’à quel point les hommes sont vaches. Quand on sera au bord du trou faudra pas faire les malins nous autres, mais faudra pas oublier non plus, faudra raconter tout sans changer un mot, de ce qu’on a vu de plus vicieux chez les hommes et puis poser sa chique et puis descendre. Ça suffit comme boulot pour une vie tout entière.
— L.-F. Céline
Celui qui parle de l’avenir est un coquin, c’est l’actuel qui compte. Invoquer sa postérité, c’est faire un discours aux asticots.
— L.-F. Céline
Dans ce métier d’être tué, faut pas être difficile, faut faire comme si la vie continuait, c’est ça le plus dur, ce mensonge.
— L.-F. Céline
Tout ce qu’on touchait était truqué, le sucre, les avions, les sandales, les confitures, les photos ; tout ce qu’on lisait, avalait, suçait, admirait, proclamait, réfutait, défendait, tout cela n’était que fantômes haineux, truquages et mascarades. Les traîtres eux-mêmes étaient faux. Le délire de mentir et de croire s’attrape comme la gale.
— L.-F. Céline
Mentir, baiser, mourir. Il venait d’être défendu d’entreprendre autre chose.
— L.-F. Céline
Je ne connaissais que des pauvres, c’est-à-dire des gens dont la mort n’intéresse personne.
— L.-F. Céline
Il existe pour le pauvre en ce monde deux grandes manières de crever, soit par l’indifférence absolue de vos semblables en temps de paix, ou par la passion homicide des mêmes en la guerre venue. S’ils se mettent à penser à vous, c’est à votre torture qu’ils songent aussitôt les autres, et rien qu’à ça. On ne les intéresse que saignants, les salauds !
— L.-F. Céline
À vingt ans je n’avais déjà plus que du passé.
— L.-F. Céline
Sa formidable résignation l’accablait, cette qualité de base qui rend les pauvres gens de l’armée ou d’ailleurs aussi faciles à tuer qu’à faire vivre. Jamais, ou presque, ils ne demandent le pourquoi, les petits, de tout ce qu’ils supportent. Ils se haïssent les uns les autres, ça suffit.
— L.-F. Céline
On n’a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourir déjà au bout du monde dans le silence de vérité.
— L.-F. Céline
les hommes quand ils sont bien portants, y a pas à dire, ils vous font peur… Surtout depuis la guerre… Moi je sais à quoi ils pensent… Ils s’en rendent pas toujours compte eux-mêmes… Mais moi, je sais à quoi ils pensent… Quand ils sont debout, ils pensent à vous tuer… Tandis que quand ils sont malades, y a pas à dire ils sont moins à craindre… Faut t’attendre à tout, que je te dis, tant qu’ils tiennent debout.
— L.-F. Céline
Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? pensais-je. Et avec quel effroi !… Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre, comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux !
— L.-F. Céline
On est puceau de l’Horreur comme on l’est de la volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place Clichy ?
— L.-F. Céline
Je ne croirai plus jamais à ce qu’ils disent, à ce qu’ils pensent. C’est des hommes et d’eux seulement qu’il faut avoir peur, toujours.
— L.-F. Céline
Ah ! l’envie de s’en aller ! Pour dormir ! D’abord ! Et s’il n’y a plus vraiment moyen de partir pour dormir alors l’envie de vivre s’en va toute seule.
— L.-F. Céline
Je n’étais point très sage pour ma part, mais devenu assez pratique cependant pour être lâche définitivement.
— L.-F. Céline
On faisait queue pour aller crever. Le général même ne trouvait plus de campements sans soldats. Nous finîmes par coucher tous en pleins champs, général ou pas. Ceux qui avaient encore un peu de cœur l’ont perdu. C’est à partir de ces mois-là qu’on a commencé à fusiller des troupiers pour leur remonter le moral, par escouades, et que le gendarme s’est mis à être cité à l’ordre du jour pour la manière dont il faisait sa petite guerre à lui, la profonde, la vraie de vraie.
— L.-F. Céline
Un petit hameau de rien du tout qu’on apercevait même pas pendant la journée, au fond d’une moche petite campagne, eh bien, on a pas idée la nuit, quand il brûle, de l’effet qu’il peut faire ! On dirait Notre-Dame ! Ça dure bien toute une nuit à brûler un village, même un petit, à la fin on dirait une fleur énorme, puis, rien qu’un bouton, puis plus rien.
— L.-F. Céline
J’étais propriétaire enfin, de la lune, du village, d’une peur énorme.
— L.-F. Céline
Il s’agissait de vivre une heure de plus au fond pour nous tous, et une seule heure dans un monde où tout s’est rétréci au meurtre c’est déjà un phénomène.
— L.-F. Céline
Le canon pour eux c’était rien que du bruit. C’est à cause de ça que les guerres peuvent durer. Même ceux qui la font, en train de la faire, ne l’imaginent pas. La balle dans le ventre, ils auraient continué à ramasser de vieilles sandales sur la route, qui pouvaient « encore servir ».
— L.-F. Céline
De certain, il n’y avait à opposer décidément à tous ces puissants que notre petit désir, à nous deux, de ne pas mourir et de ne pas brûler. C’était peu, surtout que ces choses-là ne peuvent pas se déclarer pendant la guerre.
— L.-F. Céline
J’ pense plus à rien, moi, qu’il a fait, pour finir… À rien, t’entends !… J’ pense qu’à pas crever… Ça suffit… J’ me dis qu’un jour de gagné, c’est toujours un jour de plus !
— L.-F. Céline
Cette espèce d’agonie différée, lucide, bien portante, pendant laquelle il est impossible de comprendre autre chose que des vérités absolues, il faut l’avoir endurée pour savoir à jamais ce qu’on dit.
— L.-F. Céline
Y a que la bravoure au fond qui est louche. Être brave avec son corps ? Demandez alors à l’asticot aussi d’être brave, il est rose et pâle et mou, tout comme nous.
— L.-F. Céline
Ma conclusion c’était que les Allemands pouvaient arriver ici, massacrer, saccager, incendier tout, l’hôtel, les beignets, Lola, les Tuileries, les Ministres, leurs petits amis, la Coupole, le Louvre, les Grands Magasins, fondre sur la ville, y foutre le tonnerre de Dieu, le feu de l’enfer, dans cette foire pourrie à laquelle on ne pouvait vraiment plus rien ajouter de plus sordide, et que moi, je n’avais cependant vraiment rien à perdre, rien, et tout à gagner. On ne perd pas grand-chose quand brûle la maison du propriétaire.
— L.-F. Céline
Ils promenaient autour de nous, dans des mines toujours affables, notre condamnation à mort.
— L.-F. Céline
Moi, quand on me parlait de la France, je pensais irrésistiblement à mes tripes, alors forcément, j’étais beaucoup plus réservé pour ce qui concernait l’enthousiasme. Chacun sa terreur.
— L.-F. Céline
– Alors vivent les fous et les lâches ! Ou plutôt survivent les fous et les lâches ! Vous souvenez-vous d’un seul nom par exemple, Lola, d’un de ces soldats tués pendant la guerre de Cent Ans ?… Avez-vous jamais cherché à en connaître un seul de ces noms ?… Non, n’est-ce pas ?… Vous n’avez jamais cherché ? Ils vous sont aussi anonymes, indifférents et plus inconnus que le dernier atome de ce presse-papier devant nous, que votre crotte du matin… Voyez donc bien qu’ils sont morts pour rien, Lola ! Pour absolument rien du tout, ces crétins ! Je vous l’affirme ! La preuve est faite ! Il n’y a que la vie qui compte.
— L.-F. Céline
Ils vous sont aussi anonymes, indifférents et plus inconnus que le dernier atome de ce presse-papier devant nous, que votre crotte du matin… Voyez donc bien qu’ils sont morts pour rien, Lola ! Pour absolument rien du tout, ces crétins ! Je vous l’affirme ! La preuve est faite ! Il n’y a que la vie qui compte.
— L.-F. Céline
On ne soigne pas la peur, Lola.
— L.-F. Céline
Je vous le dis, petits bonshommes, couillons de la vie, battus, rançonnés, transpirants de toujours, je vous préviens, quand les grands de ce monde se mettent à vous aimer, c’est qu’ils vont vous tourner en saucissons de bataille… C’est le signe… Il est infaillible. C’est par l’affection que ça commence.
— L.-F. Céline
Ce monde n’est je vous l’assure qu’une immense entreprise à se foutre du monde !
— L.-F. Céline
J’étais en sursis de mort et amoureux. Ce n’était pas qu’un cauchemar.
— L.-F. Céline
on ne partage la mort de personne… Tout doit être aux âmes et aux corps bien portants, façon de distraction et rien de plus et rien de moins
— L.-F. Céline
Ici, on ne nous engueulait pas, certes, on nous parlait même avec douceur, on nous parlait tout le temps d’autre chose que de la mort, mais notre condamnation figurait toutefois, bien nette au coin de chaque papier qu’on nous demandait de signer, dans chaque précaution qu’on prenait à notre égard : Médailles… Bracelets… La moindre permission… N’importe quel conseil… On se sentait comptés, guettés, numérotés dans la grande réserve des partants de demain.
— L.-F. Céline
C’est depuis ce moment que nous vîmes à fleur de peau venir s’étaler l’angoissante nature des Blancs, provoquée, libérée, bien débraillée enfin, leur vraie nature, tout comme à la guerre. Étuve tropicale pour instincts tels crapauds et vipères qui viennent enfin s’épanouir au mois d’août, sur les flancs fissurés des prisons.
— L.-F. Céline
Ce fut le seul cas où la France me sauva la vie, jusque-là c’était plutôt le contraire.
— L.-F. Céline
Ils ne savaient pas, ces primitifs, l’appeler « Monsieur » l’esclave, et le faire voter de temps à autre, ni lui payer le journal, ni surtout l’emmener à la guerre, pour lui faire passer ses passions.
— L.-F. Céline
On cède au bruit comme on cède à la guerre. On se laisse aller aux machines avec les trois idées qui restent à vaciller tout en haut derrière le front de la tête.
— L.-F. Céline
En somme, tant qu’on est à la guerre, on dit que ce sera mieux dans la paix et puis on bouffe cet espoir-là comme si c’était du bonbon et puis c’est rien quand même que de la merde.
— L.-F. Céline
C’est tuer et se tuer qu’ils voulaient, pas d’un seul coup bien sûr, mais petit à petit comme Robinson avec tout ce qu’ils trouvaient, des vieux chagrins, des nouvelles misères, des haines encore sans nom quand ça n’est pas la guerre toute crue et que ça se passe alors plus vite encore que d’habitude.
— L.-F. Céline
La peur ne dit ni oui, ni non. Elle prend tout ce qu’on dit la peur, tout ce qu’on pense, tout.
— L.-F. Céline
Sans compter la guerre prête toujours elle aussi, dans l’ennui criminel des hommes, à monter de la cave où s’enferment les pauvres.
— L.-F. Céline
En pensant à présent, à tous les fous que j’ai connus chez le père Baryton, je ne peux m’empêcher de mettre en doute qu’il existe d’autres véritables réalisations de nos profonds tempéraments que la guerre et la maladie, ces deux infinis du cauchemar.
— L.-F. Céline
Parmi tous les stands, je l’ai bien reconnu tout de suite en passant le « Tir des Nations », un souvenir, j’en ai rien remarqué aux autres. Voilà quinze ans – que je me suis dit, rien que pour moi. – Voilà quinze ans qui viennent de passer… Une paye ! On en a perdu des copains en route !
— L.-F. Céline
On venait d’allumer la guerre entre nous et ceux d’en face, et à présent ça brûlait ! Comme le courant entre les deux charbons, dans la lampe à arc. Et il n’était pas près de s’éteindre le charbon ! On y passerait tous, le colonel comme les autres, tout mariole qu’il semblait être et sa carne ne ferait pas plus de rôti que la mienne quand le courant d’en face lui passerait entre les deux épaules.
— L.-F. Céline
Le colonel ne bronchait toujours pas, je le regardais recevoir, sur le talus, des petites lettres du général qu’il déchirait ensuite menu, les ayant lues sans hâte, entre les balles. Dans aucune d’elles, il n’y avait donc l’ordre d’arrêter net cette abomination ? On ne lui disait donc pas d’en haut qu’il y avait méprise ? Abominable erreur ? Maldonne ? Qu’on s’était trompé ? Que c’était des manœuvres pour rire qu’on avait voulu faire, et pas des assassinats !
— L.-F. Céline
Il collaborait avec la mort. On aurait pu jurer qu’elle avait un contrat avec le capitaine Ortolan.
— L.-F. Céline
Ça suffit pour haïr, cent sous, et désirer qu’ils en crèvent tous. Pas d’amour à perdre dans ce monde, tant qu’il y aura cent sous.
— L.-F. Céline
Les chevaux ont bien de la chance eux, car s’ils subissent aussi la guerre, comme nous, on ne leur demande pas d’y souscrire, d’avoir l’air d’y croire. Malheureux mais libres chevaux ! L’enthousiasme hélas ! c’est rien que pour nous, ce putain !
— L.-F. Céline
Bientôt on serait en plein orage et ce qu’on cherchait à ne pas voir serait alors en plein devant soi et on ne pourrait plus voir qu’elle : sa propre mort. La nuit, dont on avait eu si peur dans les premiers temps, en devenait par comparaison assez douce. Nous finissions par l’attendre, la désirer la nuit.
— L.-F. Céline
Pour être bien vus et considérés, il a fallu se dépêcher daredare de devenir bien copains avec les civils parce qu’eux, à l’arrière, ils devenaient à mesure que la guerre avançait, de plus en plus vicieux. Tout de suite j’ai compris ça en rentrant à Paris et aussi que leurs femmes avaient le feu au derrière, et les vieux des gueules grandes comme ça, et les mains partout, aux culs, aux poches. On héritait des combattants à l’arrière, on avait vite appris la gloire et les bonnes façons de la supporter courageusement et sans douleur.
— L.-F. Céline
Ça prouve que pour qu’on vous croye raisonnable, rien de tel que de posséder un sacré culot. Quand on a un bon culot, ça suffit, presque tout alors vous est permis, absolument tout, on a la majorité pour soi et c’est la majorité qui décrète de ce qui est fou et ce qui ne l’est pas.
— L.-F. Céline
Tout ce qui est intéressant se passe dans l’ombre, décidément. On ne sait rien de la véritable histoire des hommes.
— L.-F. Céline
Ahuris par la guerre, nous étions devenus fous dans un autre genre : la peur. L’envers et l’endroit de la guerre.
— L.-F. Céline
Comme le Théâtre était partout il fallait jouer et il avait bien raison Branledore ; rien aussi n’a l’air plus idiot et n’irrite davantage, c’est vrai, qu’un spectateur inerte monté par hasard sur les planches. Quand on est là-dessus, n’est-ce pas, il faut prendre le ton, s’animer, jouer, se décider ou bien disparaître.
— L.-F. Céline
Pour accéder à cette vérité, non seulement l’intelligence est superflue, Bardamu, mais elle gêne !
— L.-F. Céline
Les huiles ont fini par me laisser tomber et j’ai pu sauver mes tripes, mais j’étais marqué à la tête et pour toujours. Rien à dire. « Va-t’en !… qu’ils m’ont fait. T’es plus bon à rien !… – En Afrique ! que j’ai dit moi. Plus que ça sera loin, mieux ça vaudra ! »
— L.-F. Céline
Nous vivions un grand roman de geste, dans la peau de personnages fantastiques, au fond desquels, dérisoires, nous tremblions de tout le contenu de nos viandes et de nos âmes. On en aurait bavé si on nous avait surpris au vrai.
— L.-F. Céline
Les chiens ressemblent aux loups quand ils dorment.
— L.-F. Céline
Allez donc, vous serez moins mal encore ici qu’à la guerre ! Ici, après tout, on peut se débrouiller. On bouffe mal, c’est exact, et pour boire, c’est une vraie boue, mais on peut dormir tant qu’on veut… Pas de canons ici mon ami ! Pas de balles non plus ! En somme c’est une affaire !
— L.-F. Céline
La guerre décidément, n’était pas terminée ! Notre colonel, il faut dire ce qui est, manifestait une bravoure stupéfiante ! Il se promenait au beau milieu de la chaussée et puis de long en large parmi les trajectoires aussi simplement que s’il avait attendu un ami sur le quai de la gare, un peu impatient seulement.
— L.-F. Céline
Sur moi aussi qu’on tire Lola ! que je ne pus m’empêcher de lui crier.
— L.-F. Céline
Quand on a pu s’échapper vivant d’un abattoir international en folie, c’est tout de même une référence sous le rapport du tact et de la discrétion.
— L.-F. Céline
Tous les assassins voient l’avenir en rose, ça fait partie du métier.
— L.-F. Céline
Massacres par myriades, toutes les guerres depuis le Déluge ont eu pour musique l’Optimisme
— L.-F. Céline
Des guerres qu’on saura plus pourquoi ! … De plus en plus formidables ! Qui laisseront plus personne tranquille ! … que tout le monde en crèvera … deviendra des héros sur place … et poussière par-dessus le marché ! … Qu’on débarrassera la Terre … Qu’on a jamais servi à rien … Le nettoyage par l’Idée
— L.-F. Céline
J’ai toujours dormi ainsi dans le bruit atroce depuis décembre 14. J’ai attrapé la guerre dans ma tête. Elle est enfermée dans ma tête.
— L.-F. Céline
C’est tout silencieux. C’est le printemps à côté avec les oiseaux. Ça siffle comme des balles les oiseaux.
— L.-F. Céline
Ils se garnissaient de bobards pour résister aux coups des cieux.
— L.-F. Céline
Plus qu’on en écrabouille mieux les fleurs poussent, c’est mon avis.
— L.-F. Céline
La guerre m’avait donné aussi à moi une mer, pour moi tout seul, une grondante, une bien toute bruyante dans ma propre tête. Vive la guerre !
— L.-F. Céline
C’était plus même du malheur qu’on peut appeler ça, c’était drôle.
— L.-F. Céline
Ferdinand, que je me dis, voilà l’ennemi, le vrai de vrai, celui de ta viande et de ton tout… regarde la gueule à ce général-là, si tu le loupes il te loupera pas, où que je me trouve, que je me dis pour moi tout seul. Ça me sépare du monde.
— L.-F. Céline
C’est con la paix des champs pour qui qu’a du bruit plein les oreilles.
— L.-F. Céline
Pour l’expérience je vieillissais d’un mois par semaine. C’est le train qu’il faut aller pour pas être fusillé dans la guerre. Moi je vous le dis.
— L.-F. Céline
C’est extraordinaire ce que ça fait marcher les bouquets la guerre.
— L.-F. Céline
Y avait des civils bien nombreux sur le bateau qui rassuraient, qui parlaient comme avant qu’on soye condamnés à mort, de choses et d’autres.
— L.-F. Céline