Thème
Citations sur haine
Les passages de Céline sur haine — composés à la main, vérifiés mot pour mot.
Tout le monde devenait, ça se comprend bien, à force d’attendre que le thermomètre baisse, de plus en plus vache. Et les hostilités particulières et collectives duraient interminables et saugrenues entre les militaires et l’administration, et puis entre cette dernière et les commerçants, et puis encore entre ceux-ci alliés temporaires contre ceux-là, et puis de tous contre le nègre et enfin des nègres entre eux. Ainsi, les rares énergies qui échappaient au paludisme, à la soif, au soleil, se consumaient en haines si mordantes, si insistantes, que beaucoup de colons finissaient par en crever sur place, empoisonnés d’euxmêmes, comme des scorpions.— L.-F. Céline
L’envie tient la planète en rage, en tétanos, en surfusion.— L.-F. Céline
Tout créateur au premier mot se trouve à présent écrasé de haines, concassé, vaporisé.— L.-F. Céline
J’aime mieux raconter des histoires. J’en raconterai de telles qu’ils reviendront, exprès, pour me tuer, des quatre coins du monde.— L.-F. Céline
Ainsi la vie s’organisait … On nous détestait partout à vingt kilomètres à la ronde, on nous haïssait, à plein bouc, mais quand même dans notre solitude à Blême‑le‑Petit, c’était extrêmement difficile de nous poirer flagrant délit ! …— L.-F. Céline
c’est ça la pensée de la foule : hachis et bouts d’os !…— L.-F. Céline
je vis encore plus de haine que de nouilles !… mais la juste haine ! pas «l’à peu près» !— L.-F. Céline
Rien du tout, Abetz ! absolument rien !… vous vous rendrez compte !… ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire !… elle sera cocotte la vôtre, d'Histoire ! »— L.-F. Céline
pas de honte ! la honte c’est d’être pauvre. la seule honte !…— L.-F. Céline
Mais j'ai peut-être tort de me plaindre… la preuve, je vis encore… et je perds des ennemis tous les jours !… de cancer, d’apoplexie, de goinfrerie… c’est un plaisir ce qu’il en défile !… j'insiste pas… un nom !… un autre ! y a des plaisirs dans la nature.— L.-F. Céline
les bêtes traquées font des prodiges pour échapper les dépeceurs ! ici !… là !… partout !… la chasse est un sport !— L.-F. Céline
la prison n’est-ce pas c’est l’école, vous y avez été ? pas été ?… les vraies leçons !… ceux qu'ont pas été, même nonagénaires, et mèche, sont que des sales puceaux bavardeux cabotins, gratuits… ils causent et savent pas !…— L.-F. Céline
l'Histoire est caprices ! lubies ! rages ! le premier coup : rigodon !… hurrah !… le second ?… sifflet ! crochet ! foireux !— L.-F. Céline
l’homme encore plus que satyre, voleur, assassin, est par-dessus tout, plus que tout : bourrique !— L.-F. Céline
combien de fois on vous a désiré mort depuis soixante et trois ans ?… c’est pas à compter !— L.-F. Céline
L’Opinion a toujours raison, surtout si elle est bien conne.— L.-F. Céline
c’est quand ils ont cessé d’être diables que leur Empire s’est écroulé !… tous les Empires kif !…— L.-F. Céline
tous les régimes, tous les temps, les ministres s’haïssent… et pire, au moment que tout croule, culbute !… fâcherie absolue !… l’effrénésie de toutes les rancœurs !— L.-F. Céline
aux agrès, vieux clown ! et que ça saute ! plus haut !… plus haut ! vous êtes un petit peu attendu ! le public vous demande qu’une seule chose : que vous vous cassiez bien la gueule !— L.-F. Céline
Troppmann son «n’avouez jamais !» est qu’une toute petite prudence !… « n’écrivez jamais ! » moi je vous le dis !— L.-F. Céline
les hommes politiques demeurent jeunes filles toute leur vie. plaire !… plaire !… suffrages !— L.-F. Céline
allez soulever un peu le Kremlin !… la Chambre des Lords… Le Figaro… où L’Huma… tous les couvercles ! salons… Partis… Châteaux… populaces… coulisses… monastères… hôpitaux… vous serez fatigué la façon que tout ça se dénonce, se fait arrêter, garrotter, enfoncer des coins sous les ongles.— L.-F. Céline
vous pouvez rien faire de sérieux qu’avec les gens qui crèvent de faim— L.-F. Céline
Encore mes rancœurs !… vous m’excuserez d’un peu de gâtisme… mais pas tellement que je vous lasse !… moi et mes trois points !… un peu de discrétion !… mon style, soi-disant original !…— L.-F. Céline
les hommes torchent les lois, les dames s’occupent que du sérieux : l’Opinion !…— L.-F. Céline
il n’est pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre, ayez pas peur de ressasser…— L.-F. Céline
tous les gens qui sont de l’autre siècle ont le droit de rabâcher !… et Dieu ! de se plaindre !… de trouver tout tocard et con !— L.-F. Céline
Oh ! je me fais aucune illusion !… ils croient pas un mot de ces horreurs, mais une chose que je suis sûr, bel bien, c’est qu’ils m’harcèleront à la mort !…— L.-F. Céline
le fait qui me pousse à la haine… hors de moi… précisément sur cette route ! les autos !… elles arrêtent pas ! là, vous pouvez voir la folie !… la trombe vers Versailles !— L.-F. Céline
où qu'ils vont tous ?… pinter, bâfrer, pire ! parbleu !… plus ! plus !… déjeuner d’affouaîres !… ouaîres !… ouaîres !… voyouages d’affouaîres !…— L.-F. Céline
la preuve ma mère au Père-Lachaise a même pas son nom sur sa tombe… je vous raconterai… Marguerite Céline. cause de moi, la honte… que les passants pourraient cracher.— L.-F. Céline
Tartuffes, ils sont! dix fois comme les nôtres !… Tartuffes protestants, chapeau ! que vous creviez pendant qu’ils méditent ? ils veulent bien. puritains !… ils resteront à réfléchir vingt ans !…— L.-F. Céline
Du moment qu’on vous a tout secoué !… vos meubles, manuscrits, bibelots, rideaux, vous pouvez vous attendre à tout !… surtout des parents, des amis. les plus vicieux bienfaiteurs !… plus roués que potences !… la passion qu’ils ont à vos trousses !… la bête d’hallali!— L.-F. Céline
quinze ans c’est un bail !… la toute féroce teutonnerie a duré trois ans, tout au plus !… considérez !— L.-F. Céline
y a que les ordures qui sont gratuites !— L.-F. Céline
le monde est pas communisse !… diantre ! mais matérialisse… un point !… effroyablement ! à l’atome !…— L.-F. Céline
si vous êtes on ne peut plus dévoué vous pouvez vous attendre au pire…— L.-F. Céline
il tombait un jour de la plus grande Gloire de Vengeance…— L.-F. Céline
regardez à l’Épuration, vous aviez des ronds, ça allait !…— L.-F. Céline
c’est effrayant ce qu’un agonique peut briser les nerfs des familles !… cette cruauté d’en pas finir !… le sadisme des « derniers moments » !— L.-F. Céline
la devise des plus pires terreurs, des plus exacerbés redresseurs, tortionnaires, creveurs d’œil et tout, coupe-burnes : « Pourvou qué ça douré ! »— L.-F. Céline
j’ai toujours trouvé indécent, rien que le mot: écrire !… prétentiard, narcisse, « m’as-tu lu »— L.-F. Céline
les animaux sont innocents, même les fugueurs comme Bessy… on les abat dans les meutes…— L.-F. Céline
le coup d’« incarner » est magique !… on peut dire qu'aucun homme résiste !… on me dirait « Céline ! bon Dieu de bon Dieu ! ce que vous incarnez bien le Passage ! le Passage c’est vous ! tout vous ! » je perdrais la tête !— L.-F. Céline
que ce soit Berchtesgaden, Vichy, Kremlin, Maison-Blanche, entre la poire et le fromage, c’est pas des endroits à se trouver !— L.-F. Céline
toutes les impostures commencent à l’an 1000 ! la jean-foutrerie s’étale !— L.-F. Céline
« Même si vous ne dites rien, ça se voit !… habituez-vous à rien penser ! »— L.-F. Céline
à un moment, y a plus de secrets… y a plus que des polices qu’en fabriquent…— L.-F. Céline
vous qui demandez des trucs magiques, demandez voir à la police… si elle vous répond : non !… elle ment, elle a !…— L.-F. Céline
les jeunes sont tout débiles idiots blablaveux boutonneux tout naves… soit !… les « Incarneurs de la Jeunesse » ! évident ! pour la raison qu’ils sont pas « faits »… les vieux ? tout suinteux radoteux, inimaginables de haine et d’horreur pour tout ce qui arrive !— L.-F. Céline
Nous sommes tous des persécutés, mon fils !… mes enfants !…— L.-F. Céline
j'ai le réflexe, l’auto-défense ! l’instant même! j'ai acquis l’auto-défense ! une grâce de Dieu ! le sens animal ! je suis trop haï par tout le monde, en butte à de telles calomnies !— L.-F. Céline
je suis pour ça tout de l’avis de Louis XVI ! «le bien a la goutte, le mal a des ailes »…— L.-F. Céline
le seul qui restait, ma gueule !… bouc providentiel !… je sauvais tout le monde par Bagatelles !— L.-F. Céline
Agobart, évêque de Lyon (632) se plaignait déjà, rentrant de Clichy (Cour de Dagobert) que c'était, cette Cour, un de ces bouges ! ramassis de voleurs et pétasses !… qu’il y revienne en 3060 Agobart de Lyon !… voleurs et pétasses ! il retrouvera les mêmes ! pardi !… Éminences-Grooms et morues de Cours !— L.-F. Céline
vous les verrez toujours sibylles, toujours renaissants, de siècle en siècle !… continuité des Pouvoirs !…— L.-F. Céline
Le confort fait bien déconner, l’effet qu’il me faisait…— L.-F. Céline
tandis que moi énergumène, je serai toujours le damné sale relaps, à pendre !… honte de mes frères et des fifis !…, la première branche !…— L.-F. Céline
je suis l’homme qu’ai le plus raison d’Europe ! et bien le plus gratuit ! que cinquante Nobel me sont dus !…— L.-F. Céline
regardez comme elle m'a traité !… l’état qu’elle m’a mis ! moi ! juste le seul qui voyait juste !… et les plus pires désastreux cons, si fiers à présent ! cocoriquant haut du fumier, l’effroyable décombre !— L.-F. Céline
qu’ils se grattent, baisent, labourent, mijotent, pourrissent !… et hardi! les gens vous en veulent à mort pour n’importe quel petit conseil !…— L.-F. Céline
j’ai connu grand nombre d’assassins, et je les ai vus de près, de très près… en l’endroit où tout le bluff tombe, en cellule… pas des similis, des bavards… des vrais, des récidivistes…— L.-F. Céline
les boches sont si fourbes qu'ils vous présenteraient l’échafaud… « coupez donc votre petit cigare !… lieber Herr… bitte sehr !… allez-y !… l’allumette est de l’autre côté ! »— L.-F. Céline
les haines partisanes sont « alimentaires » !… oubliez jamais !— L.-F. Céline
si artiste, vous faites trop de jaloux !… s’ils vous assassinent, c’est normal !— L.-F. Céline
presque tout le monde m’a oublié… pas eux !… pas eux !… vos voleurs vous oublient jamais !… vos copieurs non plus !… pensez !… la vie, qu’ils vous doivent !…— L.-F. Céline
les éditeurs ?… bien plus redoutables ! même mentalité, mais en monstres !… tous les vices en plus! et que vous dépendez tout d’eux !… acrobates d’arnaque !— L.-F. Céline
ils torturent pas à l’aveuglette, « à la française » !… non !… ils raisonnent…— L.-F. Céline
le crime paye !… des «Olympiques » pour le culot! brassards, galons… dix !… douze cartes !— L.-F. Céline
Quand je considère ce que j'ai loupé !… tout ce qu'ils m'avaient préparé! le régal! ah! cocotte !… tristesse !… qu’ils sont venus finir ma moto ! que J'étais parti !… à ma place !… dépit !…— L.-F. Céline
Naturalisé mongol… ou fellagah comme Mauriac, je roulerais auto tout me serait permis, en tout et pour tout. J'aurais la vieillesse assurée… mignotée, chouchoutée, je vous jure !… quel train de maison !— L.-F. Céline
le plus de bide, popotin… bajoues, le plus damné de la Terre ? vous marrez ? ils vous coupent la tête.— L.-F. Céline
j'aime pas être regardé du tout !… mais moi, pardon ! horrible ! j’avoue !… n’importe où je me trouve…— L.-F. Céline
fiel… camomille… venin… guimauve… on vous demande rien ! personne ! nulle part !…— L.-F. Céline
jamais personne a rendu l’âme, jamais eu d’âmes fumiers pareils, dettes pendantes.— L.-F. Céline
C'était pas le moment de le contredire !… dialectique, mon cul ! tous dans le même sac ! tous !— L.-F. Céline
vous cherchez certain petit poison ?… tel document ?… ce gros chandelier ?… ou ce petit boudoir? ce groom dodu ?… il est à vous ! un clin d’œil! vous l’avez là !… tout et tout !…— L.-F. Céline
il restera toujours quelque chose du National-Socialisme ! nos idées reprendront leur force !…— L.-F. Céline
lui toujours plutôt précieux, cérémonieux, plein de bonnes façons, je l’ai vu d’un seul coup ! barbare total !— L.-F. Céline
c’est naturel, la cravache, sur les boniches, les femmes du monde, et les prisonniers… tout ça divague, forcément !… pour les remettre au pas, dénouer les complexes, qu’un moyen !— L.-F. Céline
Vous vous reposiez l’écoutant, à condition que vous tiquiez pas ! il vous épiait !… vous aviez pasl’air convaincu ?… il fonçait !… il vous rassoyait pour le compte !— L.-F. Céline
des gens qu'étaient juste que de la crotte sont devenus des «terribles seigneurs »… « vVengeurs »… avec de ces énormes privilèges !…— L.-F. Céline
Je parle pas des malades… des clients… j’en parle plus !… belle lurette que je compte plus sur eux !… ils me coûtent, c’est tout !…— L.-F. Céline