Œuvre
Progrès
Les plus beaux passages de Progrès, composés à la main et vérifiés mot pour mot.
C’est encore la vie et rien que cela, manger, boire, dormir et puis des risques : d’être malade, de perdre tout son argent, et puis encore manger, marcher, boire et dormir et puis c’est tout.
Je n’ai pas besoin d’amour. J’ai besoin de tout.
N’importe où, l’en faut toujours un qui s’emmerde dans la vie, sans ça c’est l’anarchie…
Je vous engueule parce que vous vendez de la chair et que vous ne connaissez pas la bonne marchandise, vous êtes abrutie par les bénéfices.
De mon temps y avait que les artistes qui avaient des dettes — mais comme ils les payaient jamais eux, ça les rendait pas tristes.
Ah ! on ne se marie pas pour se reposer.
l’amour c’est une douceur qui n’est pas faite pour la vie que je mène.
on est toujours seul quand on est honnête, on est tout seul ! seul ! seul !
la passion, le sexe, c’est l’ordure moderne.
Vivre, pour les âmes ardentes, est une carrière dangereuse, mais l’art est là et ne m’a jamais manqué, la prière non plus, je les mets ensemble et voilà !
Si la bonne n’était pas si sale et s’il n’avait pas l’honneur si gros, il y a longtemps, je le sens, qu’il aurait couché avec elle, il faut un peu de tout pour faire un homme fidèle.
S’il y avait des serrures chez le Bon Dieu, on en verrait peut-être des drôles !
Je suis abandonné aussi à quarante-huit ans, Marie — à quarante-huit ans sans amour, laissé derrière lui par la vie, chauve, orphelin des destinées.
Ce qu’il faut c’est ne pas reproduire. Tout est là.
Pour être beau, il ne faut faire que ça et vouloir.
Mais l’amour c’est tout. As-tu mal à la tête ?
Je n’ai jamais rien risqué, je n’ai pas pris les petits chemins. Je suis restée sur la grande route.
Vous n’aurez que mon âme, mon âme abandonnée, seulette et chagrinée.
C’est seulement pour voir.