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CÉLINE la petite musique

Thème

Citations sur désespoir

Les passages de Céline sur désespoir — composés à la main, vérifiés mot pour mot.

L’essentiel, c’est pas de savoir si on a tort ou raison. Ça n’a vraiment pas d’importance … Ce qu’il faut c’est décourager le monde qu’il s’occupe de vous … Le reste c’est du vice.
— L.-F. Céline
J’étais sec comme trente‑six mille triques ! J’étais le coriace débauché ! La substance de bouse … Un corbeau des sombres rancunes … J’étais la déception de la vie ! J’étais le chagrin soi‑même.
— L.-F. Céline
Le Destin bouffe les prières comme le crapaud bouffe les mouches … Il saute après ! il les écrase ! les bousille ! les gobe !
— L.-F. Céline
Elle savait Mme Bérenge que tous les chagrins viennent dans les lettres.
— L.-F. Céline
Pour se défendre contre la vie faudrait des digues dix fois plus hautes qu’au Panama et de petites écluses invisibles.
— L.-F. Céline
Il avait du cœur au fond. Moi aussi j’avais du cœur. La vie c’est pas une question de cœur.
— L.-F. Céline
On y reviendra, on se fatigue de tout sauf de dormir et de rêvasser.
— L.-F. Céline
La pluie d’Angleterre c’est un Océan suspendu … On se noie peu à peu …
— L.-F. Céline
Depuis qu’il m’avait dit ces mots à propos d’entrer dans la vie, je les regardais les petits compagnons, comme si jamais je les avais vus … L’angoisse d’être reçus les coinçait tous contre la table, ils se tortillaient comme dans un piège. C’était ça rentrer dans la vie ?
— L.-F. Céline
Les malheurs ça se fatigue aussi
— L.-F. Céline
C’est curieux quand même quand on n’a plus pour respirer que des endroits tous bien horribles
— L.-F. Céline
L’univers, pour lui, n’était plus qu’un énorme acide … Il avait plus qu’à essayer de devenir tout « bicarbonate » …
— L.-F. Céline
Ça va les tendresses ! les aveux ! C’est comme les familles ! Ça se repère pas du premier coup, mais c’est pourri et compagnie, c’est fourmillant d’infection
— L.-F. Céline
C’est tout à fait comme les fleurs … Aux plus belles le plus puant fumier ! … La saison dure pas si longtemps !
— L.-F. Céline
Quand elle passait d’une pièce à l’autre, ça faisait comme un vide dans l’âme, on descendait en tristesse d’un étage plus bas …
— L.-F. Céline
Elle est rauque l’eau, elle fait des bruits creux … des étranglements, dans des grands nœuds jaunes … Elle se penchait juste au‑dessus Nora, et puis elle relevait vite la tête … Elle regardait là‑bas, très loin, le jour qui sombrait derrière les maisons de la côte … Ça faisait une lueur sur son visage … Une tristesse qui faisait trembler tous ses traits
— L.-F. Céline
Ce lourd bagage de vertus sincères me sera compté, j’en ai peur, plutôt à charge qu’à crédit, le jour où se régleront mes comptes ! …
— L.-F. Céline
L’avenir c’est pas une plaisanterie
— L.-F. Céline
Ils se recroquevillaient dans le malheur, ils se décomposaient, ils se mutilaient du désespoir, ils se morfondaient férocement pour opposer moins de surface … Ils essayaient de se faufiler par‑dessous les catastrophes …
— L.-F. Céline
“ Courtial n’a commis qu’une erreur ! Mais elle était fondamentale ! Il avait pensé que le monde attendait l’esprit pour changer … Le monde a changé … C’est un fait ! Mais l’esprit lui n’est pas venu ! … ”
— L.-F. Céline
dans tout l’atroce torrent des choses, des gens … des jours … des formes qui passent … qui s’arrêtent jamais …
— L.-F. Céline
C’est pas nous, Irène ! C’est l’époque ! … C’est la débâcle qu’est générale
— L.-F. Céline
Le génie il pourrit sur place ! … Voici l’exacte vérité ! … Il ne se vend pas ! Il se ramasse ! Il est Gratis pro Deo. C’est moins cher que les allumettes …
— L.-F. Céline
Dès que dans l’existence ça va un tout petit peu mieux, on ne pense plus qu’aux saloperies.
— L.-F. Céline
Les détails n’ont pas d’importance ! … Ils obscurcissent toute la vie ! … Ce qu’il faut c’est la résolution ! … La Grande ! …
— L.-F. Céline
« Bonne chance ! Bonne chance ! » à la craie … en très grosses lettres majuscules … Et c’était bien son écriture …
— L.-F. Céline
C’est triste les raclures du temps … c’est infect, c’est moche.
— L.-F. Céline
Elle a collé un papier, c’était court en grosses majuscules … : MENTEUR … Tout le monde s’est mis à rigoler. Le charme était bien rompu
— L.-F. Céline
Ils mangent tout dans la même séance, la rose et la merde qu’est au pied
— L.-F. Céline
Les hommes ça n’a pas de ressort, au lieu de remonter le courant, il s’est barré au loin avec une donzelle.
— L.-F. Céline
Il parlait déjà qu’on se suicide avec un fourneau grand ouvert. Ma mère réagissait même plus …
— L.-F. Céline
Les falaises aussi c’est dangereux. Chaque année des familles entières sont écrabouillées sous les roches. Une imprudence, un faux pas, une réflexion malheureuse … La montagne se renverse sur vous
— L.-F. Céline
On retournait le ciel et la terre … mais la résurrection venait pas
— L.-F. Céline
Le sang me reflue dans les veines … Je m’assois sur les marches … Je suis fait ! … Extra ! Paumé comme un rat ! …
— L.-F. Céline
J’aurais voulu disparaître … maigrir tellement qu’il me reste rien
— L.-F. Céline
En me redressant debout je sentais plus mes deux guibolles … J’allais comme saoul dans la rue … Les passants, ils me remarquaient … Je suis resté un bon moment planqué sous le petit tunnel à la Porte Saint‑Denis. J’osais plus sortir du trou … Je voyais de loin les omnibus, ils ondulaient dans la chaleur … J’avais des éblouissements …
— L.-F. Céline
Mourir, moi ? Ah ! là ! là ! La mort ? Oh ! mais je ne demande que ça moi ! Mourir ! Vite ! Ah ! là ! là ! Alors tu parles comme je m’en fous ! Mais c’est ce que je désire moi la mort ! …
— L.-F. Céline
Le chagrin est venu quand même, d’une façon pire que j’aurais cru, au moment de partir. C’est difficile de s’empêcher.
— L.-F. Céline
Encore un petit coup à la bière … On pourra jamais se relever … Alors ça sera beaucoup mieux
— L.-F. Céline
À toute la perfidie des choses ! Du moment qu’on se laisse envelopper ! …
— L.-F. Céline
On vivait dans une vraie tornade. Dès que ça mugissait en tempête, ils gueulaient les mômes comme des sourds, ils s’entendaient plus … Y avait pas de Bon Dieu qui tienne ! Il fallait que ça pète ou que ça cède. Les arbres prenaient de la forte bande, ils restaient crochus, les pelouses étaient en lambeaux, arrachées par plaques.
— L.-F. Céline
Toutes les vannes qu’on peut vous filer avec des paroles ! Merde ! Plus pour moi !
— L.-F. Céline
Aux portes de la vieillesse, notre santé, minée déjà par les angoisses continuelles, les labeurs harassants, les revers, les perpétuelles inquiétudes, les privations de tous ordres, chancelle, s’effondre …
— L.-F. Céline
Une véritable fatalité s’acharne sur notre pauvre barque ! …
— L.-F. Céline
C’était fini l’indépendance ! Merde le Silence … Chiotte la vadrouille ! Il faudrait reprendre toute l’enfance, refaire le navet du début !
— L.-F. Céline
Ils étaient au diable à présent … de l’autre côté … au Canada … et puis d’autres en Australie … toutes voiles dehors … Ils ramassaient les baleines … J’irais moi, jamais voir tout ça
— L.-F. Céline
Le jeu valait plus la chandelle ! D’abord maman se rendait bien compte, elle se l’avouait dans les larmes, le goût des belles choses se perdait … c’était un courant pas remontable … Lutter même devenait imbécile, c’était se ronger pour des prunes …
— L.-F. Céline
Je me sentais là tout indigne, tout purulent, tout véreux … Je vois bien ce qu’il aurait fallu faire et je luttais désespérément,, mais je parvenais de moins en moins … Je me bonifiais pas avec l’âge … Et j’avais de plus en plus soif …
— L.-F. Céline
J’avais beau me fustiger, m’efforcer dans l’idéal à coups de suprêmes énergies, j’arrivais pas au sublime.
— L.-F. Céline
À présent, les jeux sont faits ! … La fatalité nous emporte ! Trop tard ! Trop tard ! Tu m’entends, Clémence ? Beaucoup trop tard !
— L.-F. Céline
le désordre, mais mon ami c’est la belle essence de votre vie même ! de tout votre être physique et métaphysique ! Mais c’est votre âme Ferdinand !
— L.-F. Céline
Tout branle ? Tout s’écroule ? Eh ! Tant mieux ! Je ne veux plus compter les étoiles 1 ! 2 ! 3 ! 4 ! 5 !
— L.-F. Céline
« Il plie beaucoup, mais ne rompt pas … »
— L.-F. Céline
Notre magnifique territoire ! n’est‑il point jonché, du Nord au Midi, de ruines mélancoliques ! d’autrefois fières demeures ! Altiers manoirs ! parure de nos sillons, qu’êtes‑vous devenus ? Poussières !
— L.-F. Céline
Le temps passe ! Une minute ! Une heure ! À mon âge ? mais c’est déjà l’Éternité !
— L.-F. Céline
Ferdinand ! Ferdinand ! Je suis un infect misérable ! Un abominable gredin … Tu peux parler d’infamie ! … J’ai tout perdu Ferdinand ! Tout notre mois, le mien ! le tien ! mes dettes ! les tiennes ! le gaz ! tout ! …
— L.-F. Céline
Tu vois dans quelle tourbe je m’enfonce ! … Ah ! Ferdinand ! Tu as raison ! Je croule dans ma fange ! …
— L.-F. Céline
La vie extérieure me ligote ! … Elle me grignote ! Me dissémine ! … M’éparpille ! …
— L.-F. Céline
C’était mochement compromis l’avenir et nos jolis rêves ! … Y avait plus beaucoup d’illusions ! …
— L.-F. Céline
Il m’a fauché toute ma vie ! … Il m’a ruiné ma carrière ! … Il m’a séparée des miens ! … Le vampire ! La frappe ! … Et ma santé ? … Il m’aura comme ça tout bouffé ! complètement anéantie …
— L.-F. Céline
Je savais les phrases qui consolent … Les Profundis des Espérances ! …
— L.-F. Céline
Ils savaient tous qu’il faut souffrir quand on a la foi ! La foi qui soulève les montagnes, qui renverse les mers …
— L.-F. Céline
Les événements me libèrent … Me comprends‑tu ? … Dis ma buse ? … Ni amertume ! Ni rancune ! Ni dettes ! Ni protêts ! … Je m’en fous ! Tu m’entends bien ? Je chie sur le tout !
— L.-F. Céline
Profite de tout ce que tu vois ! Regarde ! Essaye de comprendre la grandeur, Ferdinand ! Tu n’en verras pas beaucoup !
— L.-F. Céline
Il est seul ! … Voilà ! Moi aussi je suis seul ! … Il est nu ! Moi aussi je suis nu ! …
— L.-F. Céline
L’esprit souffre ! … On le bafoue ! On me pourchasse ! On me glaviote ! En plein Paris !
— L.-F. Céline
Ah ! merde ! y en avait que pour eux des détresses, des marasmes, des épreuves horribles. Les miens ils existaient pas en comparaison !
— L.-F. Céline
On avait beau leur expliquer que c’est pas comme ça dans la vie … qu’on a tous nos obligations … que les honnêtes gens vous possèdent … tout au bout du compte
— L.-F. Céline
« Ferdinand ! Tu vois, mon brave … Ah ! Je voudrais bien être ailleurs ! Ailleurs tu sais tout à fait ! … Ailleurs ! que … ça serait … quoi … »
— L.-F. Céline
Le froid ça fait vachement rire ! …
— L.-F. Céline
Trente ans, que j’ai tout supporté … c’est pas une seconde trente ans ! … Et là c’est moi qu’on accuse ! … Après toutes les pires avanies ! … Après que j’ai tout enduré ?
— L.-F. Céline
Février c’est le mois le plus petit, c’est aussi le plus méchant ! …
— L.-F. Céline
Je veux m’en aller, mon oncle ! … Je veux partir ! … Je veux partir loin ! … Comment t’en aller ? … Partir où ? … En Chine ? … Loin ? Où ça ? … Je sais pas, mon oncle ! … Je sais pas ! …
— L.-F. Céline
C’est jamais la place qui manque pour faire des conneries ! …
— L.-F. Céline
On est temporaire, c’est un fait, mais on a déjà temporé assez pour son grade.
— L.-F. Céline
C’est impitoyable la soif.
— L.-F. Céline
On est revenu parmi les gens et les choses bien ordinaires.
— L.-F. Céline
Chaque seconde est la dernière … Mon père en maillot zébré, entre deux vallées mugissantes s’époumone.
— L.-F. Céline
Il faut avoir passé par là pour bien renifler sa hantise … Qu’elle vous soye à travers les tripes, passée jusqu’au cœur
— L.-F. Céline
Ça me tambourinait plus fort que trente‑six chevaux d’omnibus … J’en avais la tétère qui secouait …
— L.-F. Céline
Tout est crevé, pourri, fondu. Il vous resterait plus que la chiasse si vous laissiez passer l’occase !
— L.-F. Céline
Maintenant aussi faut se rendre compte, les femmes c’est toujours pressé. Ça pousse sur n’importe quoi … N’importe quelle ordure leur est bonne …
— L.-F. Céline
Nous savons ce qui nous attend … Aucune mansuétude, aucune considération d’affection, ne peut décidément limiter, atténuer, le caractère effréné, implacable de tes tendances …
— L.-F. Céline
Tant de chaleur, ça démoralise !
— L.-F. Céline
Que de mal on pourrait détruire si tout le monde en faisait autant !
— L.-F. Céline
C’est là que tu l’as ta débandade … Elle lui montrait comme ça sa tête … C’est pas dans le ballon c’est là ! …
— L.-F. Céline
Qu’on m’enlève le boire ! le manger ! le gîte ! le couvert ! qu’on m’incarcère ! qu’on me torture de toute façon ! Je m’en colle de long en large ! J’ai ma conscience … et ça me suffit ! … Rien sans elle ! … Rien contre elle ! …
— L.-F. Céline
Mais avec les tendres, les effarouchés, les timides, ceux qui pensent tout de suite au suicide … c’est alors qu’on se trouve à la bourre ! … La désillusion est trop forte ! … ils supportent pas leur chagrin ! …
— L.-F. Céline
Ils s’abandonnent au malheur ! Ils veulent plus vivre ! … plus respirer ! …
— L.-F. Céline
Mais je suis pas gras pour les vengeances ! Ça rendrait seulement les choses encore un petit peu plus tartes !
— L.-F. Céline
Tandis qu’eux, ils étaient victimes ! … Innocents ! toujours Martyrs ! Il fallait pas comparer ! …
— L.-F. Céline
Aussitôt qu’une entreprise prend un petit peu d’envergure, elle se trouve ipso facto en butte à mille menées hostiles, sournoises, subtiles, inlassables … On peut pas dire le contraire ! …
— L.-F. Céline
Pas plus de Courtial que de beurre au cul ! …
— L.-F. Céline
Voilà comment j’ai vécu … Persécutée jour et nuit ! … Exactement ! Une véritable vie de criminelle ! …
— L.-F. Céline
Il se vautrait plus bas qu’une truie si on le laissait une seule minute ! … Il s’écroulait dans toutes les fosses
— L.-F. Céline
Le début de l’hiver avait pas été trop dur … maintenant ça se vengeait la saison
— L.-F. Céline
Ce jour‑là c’est vrai, je peux bien le dire c’est un des plus moches de ma vie.
— L.-F. Céline
Personne te croit plus à présent. Ah ! C’est trop abominable ! … Personne veut plus te croire ! …
— L.-F. Céline
Il faut vous durcir au contraire … Vous avez pas encore fini ! …
— L.-F. Céline
Ça les agace quand on pleure
— L.-F. Céline
Il croyait plus à personne
— L.-F. Céline
Et toujours ce mal au cœur … La rue, elle me foutait la panique … de la voir comme ça devant moi … sur les côtés … à droite … à gauche … Toutes les façades tout ça si fermé, si noir ! Merde ! … si peu baisant … c’était encore pire que Blême ! …
— L.-F. Céline
Mais tu te ravages à plaisir ! …
— L.-F. Céline
Un malheur arrive jamais seul ! …
— L.-F. Céline
Tu déconnes, ma grande poulette, qu’il l’a stoppée des Pereires … Tu déconnes effroyablement ! …
— L.-F. Céline
C’est moi je suis la femme horrible ! … C’est ma faute à moi tout ça
— L.-F. Céline
Merde ! je sais plus rien ! … Ma vie ! Ma vie ! …
— L.-F. Céline
T’as chialé comme une Madeleine … Tu dois avoir beaucoup soif ! …
— L.-F. Céline
Quand ils rigolent, j’ai envie de pleurer.
— L.-F. Céline
Faut s’y faire, mon vieux ! C’est triste pour tout le monde, de penser.
— L.-F. Céline
Ça n’a pas beaucoup d’importance « je vous aime ». Ce sont de pauvres mots, bien fatigués.
— L.-F. Céline
Ce qui est plus triste que tout, écoutez-moi, c’est de mourir. Il y a même que ça de triste dans la vie.
— L.-F. Céline
Et alors ! c’est pas une religion, mon petit, Janine, la vie. Vous devriez le savoir ! C’est un bagne ! Faut pas essayer d’habiller les murs en église... il y a des chaînes partout...
— L.-F. Céline
tout près de vous, c’est le néant, c’est toujours le néant, vous promenez le néant derrière vous.
— L.-F. Céline
C’est toujours plus amusant ailleurs ! Je ne sais pas si vous avez remarqué ?
— L.-F. Céline
On commence selon sa nature ; moi, je rentre par n’importe quelle porte.
— L.-F. Céline
Ça me fait au moins un désir, j’peux pas en avoir beaucoup, moi, vous savez, des désirs. Qu’est-ce que vous voulez que je désire, moi ?
— L.-F. Céline
Et toujours vous aurez soif, Pistil !
— L.-F. Céline
quand je m’arrête de boire, je me mets à penser, hein ? Et quand je me mets à penser, eh ben ! c’est triste !
— L.-F. Céline
Tu sais, la petite Tapaneur, la femme de l’agent voyer... ça va pas tarder ; j’y suis passé ce matin avant de venir... ça c’est une sale affaire... Il y a des éternités que j’en ai pas fait, d’accouchement.
— L.-F. Céline
C’est encore la vie et rien que cela, manger, boire, dormir et puis des risques : d’être malade, de perdre tout son argent, et puis encore manger, marcher, boire et dormir et puis c’est tout.
— L.-F. Céline
Je n’ai pas besoin d’amour. J’ai besoin de tout.
— L.-F. Céline
N’importe où, l’en faut toujours un qui s’emmerde dans la vie, sans ça c’est l’anarchie…
— L.-F. Céline
l’amour c’est une douceur qui n’est pas faite pour la vie que je mène.
— L.-F. Céline
la passion, le sexe, c’est l’ordure moderne.
— L.-F. Céline
Je suis abandonné aussi à quarante-huit ans, Marie — à quarante-huit ans sans amour, laissé derrière lui par la vie, chauve, orphelin des destinées.
— L.-F. Céline
Vous n’aurez que mon âme, mon âme abandonnée, seulette et chagrinée.
— L.-F. Céline