Thème
Citations sur survie
Les passages de Céline sur survie — composés à la main, vérifiés mot pour mot.
Toute possibilité de lâcheté devient une magnifique espérance à qui s’y connaît.— L.-F. Céline
C’est peut être de la peur qu’on a le plus souvent besoin pour se tirer d’affaire dans la vie. Je n’ai jamais voulu quant à moi d’autres armes depuis ce jour, ou d’autres vertus.— L.-F. Céline
Il ne faut jamais se montrer difficile sur le moyen de se sauver de l’étripade, ni perdre son temps non plus à rechercher les raisons d’une persécution dont on est l’objet. Y échapper suffit au sage.— L.-F. Céline
Ce qu’il faut au fond pour obtenir une espèce de paix avec les hommes, officiers ou non, armistices fragiles il est vrai, mais précieux quand même, c’est leur permettre en toutes circonstances, de s’étaler, de se vautrer parmi les vantardises niaises. Il n’y a pas de vanité intelligente. C’est un instinct. Il n’y a pas d’homme non plus qui ne soit pas avant tout vaniteux.— L.-F. Céline
Avec les furieux, c’est franc … c’est une question de corrida … C’est de sauter la balustrade avant qu’ils vous écornent les tripes ! …— L.-F. Céline
Il faut vous durcir au contraire … Vous avez pas encore fini ! …— L.-F. Céline
Il faut que tu te défendes ! … T’as la vie devant toi ! …— L.-F. Céline
Top, que j’ai dit, le vent souffle Ferdinand, pare ta galère, laisse les cons dans la merde, laisse-toi pousser, croye plus à rien. T’es cassé plus qu’aux deux tiers mais avec le bout qui reste tu vas encore bien te marrer, laisse-toi souffler debout par l’aquilon favorable.— L.-F. Céline
À l’instant, y a plus que l’instinct qui me parle et qui se trompe pas. On peut toujours alors m’en donner de la chansonnette, de la foire, de la crème, de l’opéra, des binious, même du cul satiné par les anges du paradis. J’ai l’intelligence ferme, je me bute jusqu’au trognon, le mont Blanc sur des roulettes me ferait pas bouger. C’est l’instinct qui trompe pas contre la mocherie des hommes.— L.-F. Céline
J’ai vu tout ça, j’ai vu la vie revenir. Avec le funeste et Méconille qui se demandait s’il allait me perdre avant de me trouver la balle, et l’aumônier qui venait deux fois par jour me donner l’éternité, et les vaches bourdonnements qui me faisaient trembler toute la caisse, c’était une vie merveilleuse, une vie de torture, un tourment qui m’enlèverait le sommeil ou presque.— L.-F. Céline
C’est des fatigues qui n’ont pas de nom, celles qu’on tient de l’angoisse. On sait bien ce qu’il faudrait faire dormir pour redevenir un homme comme les autres. On est trop fatigué aussi pour avoir l’élan de se tuer. Tout est fatigue.— L.-F. Céline
Pour l’expérience je vieillissais d’un mois par semaine. C’est le train qu’il faut aller pour pas être fusillé dans la guerre. Moi je vous le dis.— L.-F. Céline
Voici la fin de l’hiver Bébert, que je lui dis. Bientôt l’espérance ! Un coup de printemps et je vais bourdonner de la cloche plus que jamais !— L.-F. Céline
on revient à la charge du sommeil comme les lapins traqués au cours de la chasse, contre un fossé, qui laissent ça là, n’insistent plus, repartent, espèrent encore.— L.-F. Céline