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CÉLINE la petite musique

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Citations sur peur

Les passages de Céline sur peur — composés à la main, vérifiés mot pour mot.

Quand on a pas d’imagination, mourir c’est peu de chose, quand on en a, mourir c’est trop. Voilà mon avis.
— L.-F. Céline
Toute possibilité de lâcheté devient une magnifique espérance à qui s’y connaît.
— L.-F. Céline
La loi, c’est le grand « Luna Park » de la douleur. Quand le miteux se laisse saisir par elle, on l’entend encore crier des siècles et des siècles après.
— L.-F. Céline
Faire confiance aux hommes c’est déjà se faire tuer un peu.
— L.-F. Céline
il avait toujours eu peur de la vie, à présent il rattachait sa peur à quelque chose, à la mort, à sa tension, comme il l’avait rattachée pendant quarante ans au risque de ne pas pouvoir finir de payer la maison. Il était toujours malheureux, tout autant, mais il fallait cependant qu’il se dépêche de trouver une bonne raison nouvelle pour être malheureux.
— L.-F. Céline
les hommes quand ils sont bien portants, y a pas à dire, ils vous font peur… Surtout depuis la guerre… Moi je sais à quoi ils pensent… Ils s’en rendent pas toujours compte eux-mêmes… Mais moi, je sais à quoi ils pensent… Quand ils sont debout, ils pensent à vous tuer… Tandis que quand ils sont malades, y a pas à dire ils sont moins à craindre… Faut t’attendre à tout, que je te dis, tant qu’ils tiennent debout.
— L.-F. Céline
« Il faudra mourir que je lui dis encore, plus copieusement qu’un chien et on mettra mille minutes à crever et chaque minute sera neuve quand même et bordée d’assez d’angoisse pour vous faire oublier mille fois tout ce qu’on aurait pu avoir de plaisir à faire l’amour pendant mille ans auparavant… Le bonheur sur terre ça serait de mourir avec plaisir, dans du plaisir… Le reste c’est rien du tout, c’est de la peur qu’on n’ose pas avouer, c’est de l’art. »
— L.-F. Céline
Je me tenais au bord dangereux des fous, à leur lisière pour ainsi dire, à force d’être toujours aimable avec eux, ma nature. Je ne chavirais pas mais tout le temps, je me sentais en péril, comme s’ils m’eussent attiré sournoisement dans les quartiers de leur ville inconnue. Une ville dont les rues devenaient de plus en plus molles à mesure qu’on avançait entre leurs maisons baveuses, les fenêtres fondantes et mal closes, sur ces douteuses rumeurs. Les portes, le sol mouvants…
— L.-F. Céline
Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? pensais-je. Et avec quel effroi !… Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu’aux cheveux ? Avec casques, sans casques, sans chevaux, sur motos, hurlants, en autos, sifflants, tirailleurs, comploteurs, volants, à genoux, creusant, se défilant, caracolant dans les sentiers, pétaradant, enfermés sur la terre, comme dans un cabanon, pour y tout détruire, Allemagne, France et Continents, tout ce qui respire, détruire, plus enragés que les chiens, adorant leur rage (ce que les chiens ne font pas), cent, mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux !
— L.-F. Céline
On est puceau de l’Horreur comme on l’est de la volupté. Comment aurais-je pu me douter moi de cette horreur en quittant la place Clichy ?
— L.-F. Céline
Je ne croirai plus jamais à ce qu’ils disent, à ce qu’ils pensent. C’est des hommes et d’eux seulement qu’il faut avoir peur, toujours.
— L.-F. Céline
J’étais propriétaire enfin, de la lune, du village, d’une peur énorme.
— L.-F. Céline
De certain, il n’y avait à opposer décidément à tous ces puissants que notre petit désir, à nous deux, de ne pas mourir et de ne pas brûler. C’était peu, surtout que ces choses-là ne peuvent pas se déclarer pendant la guerre.
— L.-F. Céline
J’ pense plus à rien, moi, qu’il a fait, pour finir… À rien, t’entends !… J’ pense qu’à pas crever… Ça suffit… J’ me dis qu’un jour de gagné, c’est toujours un jour de plus !
— L.-F. Céline
Cette espèce d’agonie différée, lucide, bien portante, pendant laquelle il est impossible de comprendre autre chose que des vérités absolues, il faut l’avoir endurée pour savoir à jamais ce qu’on dit.
— L.-F. Céline
Ils promenaient autour de nous, dans des mines toujours affables, notre condamnation à mort.
— L.-F. Céline
Alors je suis tombé malade, fiévreux, rendu fou, qu’ils ont expliqué à l’hôpital, par la peur. C’était possible. La meilleure des choses à faire, n’est-ce pas, quand on est dans ce monde, c’est d’en sortir ? Fou ou pas, peur ou pas.
— L.-F. Céline
On ne soigne pas la peur, Lola.
— L.-F. Céline
Ici, on ne nous engueulait pas, certes, on nous parlait même avec douceur, on nous parlait tout le temps d’autre chose que de la mort, mais notre condamnation figurait toutefois, bien nette au coin de chaque papier qu’on nous demandait de signer, dans chaque précaution qu’on prenait à notre égard : Médailles… Bracelets… La moindre permission… N’importe quel conseil… On se sentait comptés, guettés, numérotés dans la grande réserve des partants de demain.
— L.-F. Céline
D’ailleurs, dans la vie courante, réfléchissons que cent individus au moins dans le cours d’une seule journée bien ordinaire désirent votre pauvre mort, par exemple tous ceux que vous gênez, pressés dans la queue derrière vous au métro, tous ceux encore qui passent devant votre appartement et qui n’en ont pas, tous ceux qui voudraient que vous ayez achevé de faire pipi pour en faire autant, enfin, vos enfants et bien d’autres. C’est incessant. On s’y fait.
— L.-F. Céline
C’est peut être de la peur qu’on a le plus souvent besoin pour se tirer d’affaire dans la vie. Je n’ai jamais voulu quant à moi d’autres armes depuis ce jour, ou d’autres vertus.
— L.-F. Céline
Il ne faut jamais se montrer difficile sur le moyen de se sauver de l’étripade, ni perdre son temps non plus à rechercher les raisons d’une persécution dont on est l’objet. Y échapper suffit au sage.
— L.-F. Céline
Dès qu’on arrive quelque part, il se révèle en vous des ambitions. Moi j’avais la vocation d’être malade, rien que malade. Chacun son genre.
— L.-F. Céline
On n’explique rien. Le monde ne sait que vous tuer comme un dormeur quand il se retourne le monde, sur vous, comme un dormeur tue ses puces.
— L.-F. Céline
Il est bien rare que la vie revienne à votre chevet, où que vous soyez, autrement que sous la forme d’un sacré tour de cochon.
— L.-F. Céline
chez nous, n’est-ce pas, elles sont couchées les villes, au bord de la mer ou sur les fleuves, elles s’allongent sur le paysage, elles attendent le voyageur, tandis que celle-là l’Américaine, elle ne se pâmait pas, non, elle se tenait bien raide, là, pas baisante du tout, raide à faire peur.
— L.-F. Céline
Presque tous les désirs du pauvre sont punis de prison.
— L.-F. Céline
Philosopher n’est qu’une autre façon d’avoir peur et ne porte guère qu’aux lâches simulacres.
— L.-F. Céline
Courage, Ferdinand, que je me répétais à moi-même, pour me soutenir, à force d’être foutu à la porte de partout, tu finiras sûrement par le trouver le truc qui leur fait si peur à eux tous, à tous ces salauds-là autant qu’ils sont et qui doit être au bout de la nuit. C’est pour ça qu’ils n’y vont pas eux au bout de la nuit !
— L.-F. Céline
Ce n’est pas si facile que ça en a l’air. Ce n’est pas le tout de se dire « Je suis malheureux ». Il faut encore se le prouver, se convaincre sans appel.
— L.-F. Céline
J’écoutais jusqu’au bout pour être bien certain que je ne me trompais pas, que c’était bien ça qui se passait. J’aurais pas pu manger mes haricots tant que ça se passait. Je ne pouvais pas fermer la fenêtre non plus. Je n’étais bon à rien. Je ne pouvais rien faire. Je restais à écouter seulement comme toujours, partout.
— L.-F. Céline
Maintenant qu’il s’agissait d’ouvrir les yeux dans la nuit j’aimais presque autant les garder fermés.
— L.-F. Céline
Il n’y a de terrible en nous et sur la terre et dans le ciel peut-être que ce qui n’a pas encore été dit. On ne sera tranquille que lorsque tout aura été dit, une bonne fois pour toutes, alors enfin on fera silence et on aura plus peur de se taire.
— L.-F. Céline
On dirait qu’on peut toujours trouver pour n’importe quel homme une sorte de chose pour laquelle il est prêt à mourir et tout de suite et bien content encore. Seulement son occasion ne se présente pas toujours de mourir joliment, l’occasion qui lui plairait. Alors il s’en va mourir comme il peut, quelque part… Il reste là l’homme sur la terre avec l’air d’un couillon en plus et d’un lâche pour tout le monde, pas convaincu seulement, voilà tout. C’est seulement en apparence la lâcheté.
— L.-F. Céline
La peur ne dit ni oui, ni non. Elle prend tout ce qu’on dit la peur, tout ce qu’on pense, tout.
— L.-F. Céline
On s’enfonce, on s’épouvante d’abord dans la nuit, mais on veut comprendre quand même et alors on ne quitte plus la profondeur.
— L.-F. Céline
J’avais perdu comme l’habitude de cette confiance, celle qu’il faut bien avoir, réellement immense pour s’endormir complètement parmi les hommes.
— L.-F. Céline
la peur me montait des intestins, m’attrapait le cœur et me le tenait, à battre, jusqu’à m’en faire bondir tout entier hors du plumard pour arpenter ma chambre dans un sens et puis dans l’autre jusqu’au fond de l’ombre et jusqu’au matin.
— L.-F. Céline
Dans l’aventure de Monmouth, quand tout le ridicule piteux de notre puérile et tragique nature se déboutonne pour ainsi dire devant l’Éternité il se prenait à son tour de vertige Baryton, et comme il ne tenait déjà plus que par un fil à notre destin ordinaire il lâcha la rampe… Depuis ce moment, je peux bien le dire, il ne fut plus des nôtres… Il ne pouvait plus…
— L.-F. Céline
Rampantes pour toujours les nôtres, baveuses. Cette force allègre, précise et douce à la fois qui l’animait de la chevelure aux chevilles venait nous troubler, nous inquiétait d’une façon charmante, mais nous inquiétait, c’est le mot. Notre savoir hargneux des choses de ce monde boudait plutôt cette joie si l’instinct y trouvait son compte, le savoir toujours là, au fond peureux, réfugié dans la cave de l’existence, soumis au pire par habitude, par expérience.
— L.-F. Céline
Bientôt on serait en plein orage et ce qu’on cherchait à ne pas voir serait alors en plein devant soi et on ne pourrait plus voir qu’elle : sa propre mort. La nuit, dont on avait eu si peur dans les premiers temps, en devenait par comparaison assez douce. Nous finissions par l’attendre, la désirer la nuit.
— L.-F. Céline
Il faut s’apprendre à les considérer tels qu’ils sont, pires qu’ils sont c’est-à-dire, à tous les points de vue. Ça dégage, ça vous affranchit et vous défend au-delà de tout ce qu’on peut imaginer. Ça vous donne un autre vous même. On est deux.
— L.-F. Céline
Ahuris par la guerre, nous étions devenus fous dans un autre genre : la peur. L’envers et l’endroit de la guerre.
— L.-F. Céline
Ces paniques menues pendant lesquelles tout un quartier en pyjama, derrière la bougie, disparaissait en gloussant dans les profondeurs pour échapper à un péril presque entièrement imaginaire mesuraient l’angoissante futilité de ces êtres tantôt poules effrayées, tantôt moutons fats et consentants.
— L.-F. Céline
Les huiles ont fini par me laisser tomber et j’ai pu sauver mes tripes, mais j’étais marqué à la tête et pour toujours. Rien à dire. « Va-t’en !… qu’ils m’ont fait. T’es plus bon à rien !… – En Afrique ! que j’ai dit moi. Plus que ça sera loin, mieux ça vaudra ! »
— L.-F. Céline
Nous vivions un grand roman de geste, dans la peau de personnages fantastiques, au fond desquels, dérisoires, nous tremblions de tout le contenu de nos viandes et de nos âmes. On en aurait bavé si on nous avait surpris au vrai.
— L.-F. Céline
Je ne connaissais personne à bord et cependant chacun semblait me reconnaître. Mon signalement devait être devenu précis, instantané dans leur esprit, comme celui du criminel célèbre qu’on publie dans les journaux. Je tenais, sans le vouloir, le rôle de l’indispensable « infâme et répugnant saligaud » honte du genre humain qu’on signale partout au long des siècles, dont tout le monde a entendu parler, ainsi que du Diable et du Bon Dieu, mais qui demeure toujours si divers, si fuyant, quand à terre et dans la vie, insaisissable en somme.
— L.-F. Céline
Tout se tait, tout a peur de brûler sur les midi, il s’en faut d’ailleurs d’un rien, herbes, bêtes et hommes, chauds à point. C’est l’apoplexie méridienne.
— L.-F. Céline
Ma mère, de France, m’encourageait à veiller sur ma santé, comme à la guerre. Sous le couperet, ma mère m’aurait grondé pour avoir oublié mon foulard. Elle n’en ratait jamais une ma mère pour essayer de me faire croire que le monde était bénin et qu’elle avait bien fait de me concevoir. C’est le grand subterfuge de l’incurie maternelle, cette Providence supposée.
— L.-F. Céline
Je préférais rester stupéfié là, tremblotant, baveux dans les 40°, que d’être forcé, lucide, d’imaginer ce qui m’attendait à Fort-Gono. J’en arrivais à ne plus prendre de quinine pour bien laisser la fièvre me cacher la vie. On se soûle avec ce qu’on a.
— L.-F. Céline
Les comptes étaient faits. La forêt s’est tue pour une fois. Complet silence.
— L.-F. Céline
j’éprouvai bientôt un exceptionnel sentiment de confiance, qui chez les êtres apeurés tient lieu d’amour.
— L.-F. Céline
Je ne savais pas faire ma putain. Ils avaient l’air si misérables, si puants, la plupart de mes clients, si torves aussi, que je me demandais toujours où ils allaient les trouver les vingt francs qu’il fallait me donner, et s’ils allaient pas me tuer en revanche.
— L.-F. Céline
Ce que les hommes vous cachent encore… Ce qu’ils vous montreront encore… Si on vit assez longtemps… Si on avance assez loin dans leurs balivernes
— L.-F. Céline
On est séparé d’eux par toute la peur et on en reste écrasé jusqu’au moment où ça finit d’une façon ou d’une autre et alors on peut enfin les rejoindre ces salauds de tout un monde dans la mort ou dans la vie.
— L.-F. Céline
Ils s’y promenaient avec un drôle d’air d’équilibre difficile de leur tête sur leurs épaules, les fous, comme s’ils avaient constamment eu peur d’en répandre le contenu, par terre, en trébuchant. Là-dedans se tamponnaient toutes espèces de choses sautillantes et biscornues auxquelles ils tenaient horriblement. Ils ne nous en parlaient de leurs trésors mentaux, les aliénés, qu’avec des tas de contorsions effrayées ou des allures de condescendance et protectrices, à la façon de très puissants administrateurs méticuleux.
— L.-F. Céline
Rien n’est plus grave que la conviction exagérée !…
— L.-F. Céline
Ce n’est peut-être point tout à fait encore de la folie dont il s’agit dans le cas de votre ami… Non ! Ce n’est peut-être que de la conviction exagérée… Mais je m’y connais en fait de démences contagieuses… Rien n’est plus grave que la conviction exagérée !…
— L.-F. Céline
À l’instant je le trouvai abominable de me déranger au moment juste où je commençais à me refaire un bon petit égoïsme. On se méfie de ce qui arrive par les routes, on a raison.
— L.-F. Céline
« Et la jeunesse alors ? que je leur demandai. Qu’est-ce qu’on en fait ?… Elle s’amuse donc plus la jeunesse ? Qu’est-ce que je dirais moi qui ai dix piges de plus que vous autres ? Ma cocotte ! » Ils me regardaient alors, Madelon et lui, comme s’ils s’étaient trouvés devant un intoxiqué, un gazé, un baveux, et que ça vaille même plus la peine qu’on me réponde…
— L.-F. Céline
Notre savoir hargneux des choses de ce monde boudait plutôt cette joie si l’instinct y trouvait son compte, le savoir toujours là, au fond peureux, réfugié dans la cave de l’existence, soumis au pire par habitude, par expérience. Elle possédait Sophie cette démarche ailée, souple et précise qu’on trouve, si fréquente, presque habituelle chez les femmes d’Amérique, la démarche des grands êtres d’avenir que la vie porte ambitieuse et légère encore vers de nouvelles façons d’aventures… Trois-mâts d’allégresse tendre, en route pour l’Infini
— L.-F. Céline
Somme toute c’est à cause de moi qu’on s’est reparlé et que la dispute a repris alors tout de suite et de plus belle. Avec les mots on ne se méfie jamais suffisamment, ils ont l’air de rien les mots, pas l’air de dangers bien sûr, plutôt de petits vents, de petits sons de bouche, ni chauds, ni froids, et facilement repris dès qu’ils arrivent par l’oreille par l’énorme ennui gris mou du cerveau.
— L.-F. Céline
Les miennes d’idées elles vadrouillaient plutôt dans ma tête avec plein d’espace entre, c’était comme des petites bougies pas fières et clignoteuses à trembler toute la vie au milieu d’un abominable univers bien horrible…
— L.-F. Céline
Sur moi aussi qu’on tire Lola ! que je ne pus m’empêcher de lui crier.
— L.-F. Céline
Nous voguions vers l’Afrique, la vraie, la grande ; celle des insondables forêts, des miasmes délétères, des solitudes inviolées, vers les grands tyrans nègres vautrés aux croisements de fleuves qui n’en finissent plus.
— L.-F. Céline
Quand on a pu s’échapper vivant d’un abattoir international en folie, c’est tout de même une référence sous le rapport du tact et de la discrétion.
— L.-F. Céline
On ne venait pas à Topo. Il n’y avait aucune raison pour venir à Topo.
— L.-F. Céline
Tout nu, il ne reste plus devant vous en somme qu’une pauvre besace prétentieuse et vantarde qui s’évertue à bafouiller futilement dans un genre ou dans un autre. Rien ne résiste à cette épreuve. On s’y retrouve instantanément. Il ne reste plus que les idées, et les idées ne font jamais peur. Avec elles, rien n’est perdu, tout s’arrange. Tandis que c’est parfois difficile à supporter le prestige d’un homme habillé. Il garde des sales odeurs et des mystères plein ses habits.
— L.-F. Céline
chez les êtres apeurés tient lieu d’amour
— L.-F. Céline
On sait que ces choses-là c’est toujours difficile à arranger et que de les arranger ça coûte toujours très cher.
— L.-F. Céline
On dirait que tout se décolle, que tout se débine en lambeaux … Ça trembloche comme dans une tempête, ça branle la carcasse, les dents qui chocottent …
— L.-F. Céline
Je faisais caca comme un oiseau entre deux orages … Je bondissais, à l’autre étage, on me retrouvait pas …
— L.-F. Céline
La nuit elle finirait jamais ! … J’aurais jamais pu m’endormir tellement il me passait de transes … Jamais je crois j’avais tant redouté …
— L.-F. Céline
La science, voyez-vous, madame, c’est pas si brillant qu’on le dit ; j’en suis bien revenu... La science, au fond, c’est essayer de comprendre, et si on tient tant que ça à comprendre, je suis arrivé à penser que c’est qu’on a peur de tout. Les animaux ne cherchent pas à comprendre, voyez-vous, c’est parce qu’ils n’ont pas si peur que nous.
— L.-F. Céline
Ils se garnissaient de bobards pour résister aux coups des cieux.
— L.-F. Céline
C’est pas croyable comme torture l’univers du sommeil.
— L.-F. Céline