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Citations sur destin
Les passages de Céline sur destin — composés à la main, vérifiés mot pour mot.
Le Destin bouffe les prières comme le crapaud bouffe les mouches … Il saute après ! il les écrase ! les bousille ! les gobe !— L.-F. Céline
les plus astucieux capitaines, les conquérants les plus crâneurs ne peuvent et ne doivent compter, en définitive, que sur quelque étrange miracle … Telle est la nature et l’antienne, la conclusion véridique des plus admirables essors …— L.-F. Céline
Rarissime est celui qui, se trouvant au milieu de cette obsession des ambiances qu'on appelle la Fatalité, ose, et trouve en lui la force qu'il faut pour affronter le Destin commun qui l'entraîne.— L.-F. Céline
Je la regardais moi la vie, presque en train de me torturer. Quand elle me fera l’agonie pour de bon, je lui cracherai dans la gueule comme ça. Elle est tout con à partir d’un certain moment, faut pas me bluffer, je la connais bien. Je l’ai vue. On se retrouvera. On a un compte ensemble. Je l’emmerde.— L.-F. Céline
Top, que j’ai dit, le vent souffle Ferdinand, pare ta galère, laisse les cons dans la merde, laisse-toi pousser, croye plus à rien. T’es cassé plus qu’aux deux tiers mais avec le bout qui reste tu vas encore bien te marrer, laisse-toi souffler debout par l’aquilon favorable.— L.-F. Céline
Ils repartent peut-être jusqu’à ce qu’il leur en reste plus ? Et alors où qu’ils vont ? C’est énorme la vie quand même. On se perd partout.— L.-F. Céline
À l’instant, y a plus que l’instinct qui me parle et qui se trompe pas. On peut toujours alors m’en donner de la chansonnette, de la foire, de la crème, de l’opéra, des binious, même du cul satiné par les anges du paradis. J’ai l’intelligence ferme, je me bute jusqu’au trognon, le mont Blanc sur des roulettes me ferait pas bouger. C’est l’instinct qui trompe pas contre la mocherie des hommes.— L.-F. Céline
Les deux jetées sont devenues toutes minuscules au-dessus des mousses cavaleuses, pincées contre leur petit phare. La ville s’est ratatinée derrière. Elle a fondu dans la mer aussi. Et tout a basculé dans le décor des nuages et l’énorme épaule du large.— L.-F. Céline
Ferdinand, que je me dis, voilà l’ennemi, le vrai de vrai, celui de ta viande et de ton tout… regarde la gueule à ce général-là, si tu le loupes il te loupera pas, où que je me trouve, que je me dis pour moi tout seul. Ça me sépare du monde.— L.-F. Céline
Faut avouer qu’à partir de ce moment-là les choses sont devenues pépères et fantastiques. Il a soufflé un grand vent d’imagination tout autour de nous.— L.-F. Céline
Je sentais tout autour le destin si fragile que c’était comme des craquements partout autour dans le plancher, dans les meubles quand j’avançais dans la piaule.— L.-F. Céline
Destinée je l’ai jamais revue par le fait. J’ai jamais même eu de ses nouvelles. Les patrons de l’Hyperbole ont sûrement fait fortune alors ils l’ont virée.— L.-F. Céline
Pour parler franc, là entre nous, je finis encore plus mal que j'ai commencé…— L.-F. Céline
ce qui est fait est fait, bien sûr !… l’Histoire repasse pas les plats !…— L.-F. Céline
je suis comme la France !… tout aux bradeurs ! l’ouragan m’emporte !… mon bulletin avec !…— L.-F. Céline
la prison n’est-ce pas c’est l’école, vous y avez été ? pas été ?… les vraies leçons !… ceux qu'ont pas été, même nonagénaires, et mèche, sont que des sales puceaux bavardeux cabotins, gratuits… ils causent et savent pas !…— L.-F. Céline
je suis le samaritain en personne… samaritain des cloportes… je peux pas m'empêcher de les aider…— L.-F. Céline
l'Histoire est caprices ! lubies ! rages ! le premier coup : rigodon !… hurrah !… le second ?… sifflet ! crochet ! foireux !— L.-F. Céline
je suis le médecin du total scrupule !… je supporte pas l’anormal !… un fait est un fait !… ou c’est ! ou c’est pas !… vide latus !…— L.-F. Céline
l’homme encore plus que satyre, voleur, assassin, est par-dessus tout, plus que tout : bourrique !— L.-F. Céline
mais rien ne vaut que d’être soi-même condamné à mort, pour que presque plus rien vous gêne…— L.-F. Céline
on pourra dire tout ce qu’on voudra, je peux en parler à mon aise puisqu'il me détestait, Pétain fut notre dernier roi de France. «Philippe le Dernier »… la stature, la majesté, tout !… et il y croyait !— L.-F. Céline
mais la vie est un élan qu’il faut faire semblant d’y croire… comme si rien était.— L.-F. Céline
la vie sur la terre a dû commencer dans une gare, une stagnation…— L.-F. Céline
les guerres sont que des incidents, même les « totales » !— L.-F. Céline
aux agrès, vieux clown ! et que ça saute ! plus haut !… plus haut ! vous êtes un petit peu attendu ! le public vous demande qu’une seule chose : que vous vous cassiez bien la gueule !— L.-F. Céline
Troppmann son «n’avouez jamais !» est qu’une toute petite prudence !… « n’écrivez jamais ! » moi je vous le dis !— L.-F. Céline
Lui, il s’était sauvé de Berlin! «dehors ! dehors ! » devant les Russes… plus tard il s’est sauvé du Val-de-Grâce devant les fifis… « dehors !… dehors ! »… et il a fini à Madrid… «dehors! dehors ! » c’est toute la vie « dehors ! dehors ! »…— L.-F. Céline
ce qui prouve vous me direz pas le contraire que l’homme est d’abord, avant tout: rêveur !… rêveur-né !— L.-F. Céline
les explications viennent après, quand elles intéressent plus personne… qu’elles veulent plus rien dire…— L.-F. Céline
l’Hamlet lui il l’avait facile philosopher sur des crânes !… il avait sa « sécurité » ! nous on l’avait pas, nom de Dieu !— L.-F. Céline
qu’il vienne je l’attends !… je suis toujours là, je m’absente jamais, je reste exprès pour les retardataires… un printemps… deux… trois… je serai plus là… il sera trop tard… je serai mort naturel.— L.-F. Céline
il aurait eu la « couverture », il vivrait encore, on l’aurait pas emmené se promener… mais pas couvert ? c'était joué ! c’était fatal !…— L.-F. Céline
le lecteur veut rire et c’est tout !…— L.-F. Céline
y a que les ordures qui sont gratuites !— L.-F. Céline
si vous êtes on ne peut plus dévoué vous pouvez vous attendre au pire…— L.-F. Céline
vous êtes né curieux vous l’êtes pour toujours.— L.-F. Céline
vrang ! brang ! riches !… pauvres ! les mères ! les mômes dans les bras ! brang : il leur sort la tête !— L.-F. Céline
voyager n'est-ce pas? c’est s’instruire !… tout est pas Nyehavn, Tivoli, Hôtel d’Angleterre !… vous risquerez rien en touriste !— L.-F. Céline
Des mois de trou pour vous c’est rien bien sûr… évidemment.— L.-F. Céline
la devise des plus pires terreurs, des plus exacerbés redresseurs, tortionnaires, creveurs d’œil et tout, coupe-burnes : « Pourvou qué ça douré ! »— L.-F. Céline
Tant que vous avez pas vu surgir le chauffeur civil des prisons dans l’embrasure de la porte vous avez rien vu…— L.-F. Céline
j’ai toujours trouvé indécent, rien que le mot: écrire !… prétentiard, narcisse, « m’as-tu lu »— L.-F. Céline
La tête est une espèce d’usine qui marche pas très bien comme on veut… pensez ! deux mille milliards de neurones absolument en plein mystère… vous voilà frais ! neurones livrés à eux-mêmes !— L.-F. Céline
d’abord je peux me détacher de rien, ni d’un souvenir, ni d’une personne, à plus forte raison d’une chienne… je suis doué fidèle… fidèle, responsable… responsable de tout!… une vraie maladie…— L.-F. Céline
les animaux sont innocents, même les fugueurs comme Bessy… on les abat dans les meutes…— L.-F. Céline
les gens riches se posent des questions… peuvent! les paumés, pas d’âge ! pas d’état de santé ! foncent !…— L.-F. Céline
Ce qu'est beau dans le monde animal c’est qu’ils savent sans se dire, tout et tout !… et de très loin ! à vitesse-lumière !— L.-F. Céline
les gens savent pas, presque jamais, qu’on joue un autre acte, au moment, qu’ils sont de trop ! qu’ils sont plus du tout dans la scène, qu’ils devraient s’effacer… non ! non !… ils s’entêtent !— L.-F. Céline
« L'Europe sera républicaine ou cosaque !»… elle sera les deux, foutre ! et chinoise !— L.-F. Céline
la vie c’est l’élan… et de se taire !…— L.-F. Céline
C’est la guerre, Docteur ! c’est la guerre !— L.-F. Céline
tous les pays en guerre pareil, trains de troupes de passage qui vont quelque part… et reviennent de quelque part pour ailleurs… farandole des aiguillages ! poésie !… que les viandes bougent !— L.-F. Céline
ces escadres au ras de la gare et du Château, que d’un geste, d’un seul petit doigt, ils auraient pu nous tourner torche, nous, les aqueducs et tous les trains de troupes !… une bombe !… toutes les munitions éclataient !— L.-F. Céline
vous êtes coincé par le sort !… pris dans l’étau !… vous avez pas fini de rire !… vous débattre et récriminer ! à plus savoir !… not to be crotte !… que vous êtes fait !… enfin d’une façon !… rire contraint. rire jaune…— L.-F. Céline
lorsque vous êtes pris dans l’étau, qu’on vous a déchu, à l’os, à la moelle, c’est plus que de passer aux aveux !… et pas que ça traîne! vos heures sont joliment comptées !— L.-F. Céline
comme ça qu’ils s’étaient décidés ! partis ! le premier passeur venu ! hop !… tout de suite !… tout de suite ! et qu’ils s’étaient fait recevoir, là-bas !… un peu !… vachement attendus !… somnambules d’amour !… prévus !… attendus !… en bonheur, quoi !…— L.-F. Céline
le cœur ment jamais. 1l dit ce qu’il est à qui l'écoute.— L.-F. Céline
Nous sommes tous des persécutés, mon fils !… mes enfants !…— L.-F. Céline
j'ai le réflexe, l’auto-défense ! l’instant même! j'ai acquis l’auto-défense ! une grâce de Dieu ! le sens animal ! je suis trop haï par tout le monde, en butte à de telles calomnies !— L.-F. Céline
je vous apprends rien, mes livres m'ont fait un tort immense !… décisif !… à Clichy… Bezons… au Danemark… ici!… vous écrivez ?. vous êtes perdu !…— L.-F. Céline
je suis pour ça tout de l’avis de Louis XVI ! «le bien a la goutte, le mal a des ailes »…— L.-F. Céline
le seul qui restait, ma gueule !… bouc providentiel !… je sauvais tout le monde par Bagatelles !— L.-F. Céline
tandis que moi énergumène, je serai toujours le damné sale relaps, à pendre !… honte de mes frères et des fifis !…, la première branche !…— L.-F. Céline
je suis l’homme qu’ai le plus raison d’Europe ! et bien le plus gratuit ! que cinquante Nobel me sont dus !…— L.-F. Céline
regardez-le au poteau ou la guillotine… il pourrait jamais !… faut qu’il fume d’abord !…— L.-F. Céline
comme c’est pratique agréable d’avoir un mot qui arrange tout !… au retour !… pour nous ç’eût été aussi bien la Lune, «le retour » !… qu’est-ce qu’on avait nous à retrouver ? retourner ?…— L.-F. Céline
là comme ailleurs, toujours trop tard les manières ! comme les «vues d’avenir »… toujours trop tard !…— L.-F. Céline
Napoléon petit garçon, Hitler délirant fétu !— L.-F. Céline
il a plus de comptes à rendre à personne, Bichelonne !… nous, un petit peu, c’est pas fini !… on a drôlement à s’expliquer ! des comptes à rendre à tout le monde !…— L.-F. Céline
si artiste, vous faites trop de jaloux !… s’ils vous assassinent, c’est normal !— L.-F. Céline
nous on se tape la tête dans les murs, on est idiots mathématiques… Einstein saurait pas non plus si Lili arrive… Newton non plus… Pascal non plus. tous sourds aveugles bornés sacs.— L.-F. Céline
délinquant le fauché qui rêve !— L.-F. Céline
si vous êtes maniaque des bateaux, de leurs façons, départs, retours, c’est pour la vie !… y a pas beaucoup de fascinations qui sont pour la vie…— L.-F. Céline
les femmes ont l’instinct des dédales, des torts et travers, elles s’y retrouvent… le sens animal !… c’est l’ordre qui les interloque… l’absurde leur va… le biscornu leur est normal…— L.-F. Céline
les ondes animales sont de sorte, un quart de milli à côté, vous êtes plus vous… vous existez plus… un autre monde !…— L.-F. Céline
nous avec la tête pleine de mots, effrayant le mal qu’on se donne pour s’emberlifiquer en pire! plus rien savoir !… tout bara-fouiller, rien saisir !— L.-F. Céline
le fleuve optimiste, d’un immense avenir !… oui mais l’ Armée Leclerc, pas loin… et ses Sénégalais coupe-coupe…— L.-F. Céline
la berge du Danube, ce petit fleuve si violent, si gai, éclaboussant, jetant sa mousse jusqu’au haut des arbres… le fleuve optimiste, d’un immense avenir !— L.-F. Céline
vous étiez né fainéant maquereau… ou travailleur !… tout l’un tout l’autre !…— L.-F. Céline
moi l’instant, c’était pas la grande stratégie, c’était qu’Hilda rentre chez son père !— L.-F. Céline
« On ne voit que ce qu’on regarde et on ne regarde que ce qu’on a déjà dans l’esprit »…— L.-F. Céline
Entendu, c’était bien plus sûr de rester chez soi !… mais pas si facile ! pas si facile !…— L.-F. Céline
C’est pas demain qu’on me rembringuera dans un truc !— L.-F. Céline
du dernier cloche grabataire crevard fienteux du Fidelis au très haut Laval du Château, c'était immanquable…— L.-F. Céline
Vous êtes roi, mettons !… votre peuple bienpensant, boiveur, bâfreur, vous fout la paix… d’un sursaut: pétarade partout !… vous secoue la Bastille !… emporte votre régime ! le Pont-Neuf et la Grande Armée ! vous avez dit le petit mot de trop !— L.-F. Céline
we are all dam'wise after the event ! (je vous sors mon Berlitz puisqu'il est question d’Angleterre !)— L.-F. Céline
un jour c’est un jour !… un jour c’est énorme, des moments… on a eu tout de même du café… oh ! pas beaucoup !…— L.-F. Céline
comme on est plus qu’idiots d’attendre ! qu’est-ce qu’on attend ?…— L.-F. Céline
les rois des ondes, les oiseaux !… les mésanges surtout !… quand je les verrai s'envoler…— L.-F. Céline
à un certain âge, surtout après certaines épreuves, vous désirez plus qu’une chose : qu’on vous foute la paix !…— L.-F. Céline