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CÉLINE la petite musique

Thème

Citations sur rêve

Les passages de Céline sur rêve — composés à la main, vérifiés mot pour mot.

J’aime mieux raconter des histoires. J’en raconterai de telles qu’ils reviendront, exprès, pour me tuer, des quatre coins du monde.
— L.-F. Céline
Il n’est point de douceur en ce monde Gwendor ! rien que de légende ! Tous les royaumes finissent dans un rêve ! …
— L.-F. Céline
C’est pas gratuit de crever ! C’est un beau suaire brodé d’histoires qu’il faut présenter à la Dame. C’est exigeant le dernier soupir.
— L.-F. Céline
On y reviendra, on se fatigue de tout sauf de dormir et de rêvasser.
— L.-F. Céline
Pour redonner aux clients le goût du ciselé, j’aurais découpaillé la lune.
— L.-F. Céline
C’est bien agréable une langue dont on ne comprend rien … C’est comme un brouillard aussi qui vadrouille dans les idées … C’est bon, y a pas vraiment meilleur … C’est admirable tant que les mots ne sortent pas du rêve
— L.-F. Céline
Ça me semblait tout d’un coup qu’on ne me rattraperait plus jamais … que j’étais devenu un souvenir, un méconnaissable, que j’avais plus rien à craindre, que personne me retrouverait jamais …
— L.-F. Céline
Plus tard c’était l’accalmie, le grand domaine des brouillards … Ça devenait alors tout magique … Ça devenait comme un autre monde … On voyait plus à deux pas autour de soi, au jardin … Y avait plus qu’un nuage, il entrait doucement dans les pièces, il cachait tout, il passait peu à peu partout, dans la classe, entre les mômes … Les bruits de la ville, du port, montaient, remplissaient l’écho …
— L.-F. Céline
C’est le roman qui pousse au crime encore bien pire que l’alcool
— L.-F. Céline
Déjà c’est joli les cierges, ça fait des buissons fragiles … tout frétillants dans le grand velours sombre des voûtes … Ça m’hallucinait … Peu à peu ça m’endormait …
— L.-F. Céline
« Un jour, Ferdinand, je partirai … Je partirai au diable, tu verras ! Je partirai très loin … Je m’en irai tout seul … Par mes propres moyens ! … Tu verras ! … »
— L.-F. Céline
Il avait le sens du désordre … Il plaignait tous ceux qui l’ont pas … Tout l’ordre est dans les idées ! Dans la matière pas une trace !
— L.-F. Céline
Achetez jeune ! Faites souple ! Ne bâtissez pas ! Montez ! Bâtir c’est la mort ! On ne bâtit bien que des tombes ! Achetez vivant ! Demeurez vivants !
— L.-F. Céline
“ Courtial n’a commis qu’une erreur ! Mais elle était fondamentale ! Il avait pensé que le monde attendait l’esprit pour changer … Le monde a changé … C’est un fait ! Mais l’esprit lui n’est pas venu ! … ”
— L.-F. Céline
S’il existe un truc au monde, dont on ne doit jamais s’occuper qu’avec une extrême méfiance, c’est bien du mouvement perpétuel ! … On est sûr d’y laisser des plumes
— L.-F. Céline
Les détails n’ont pas d’importance ! … Ils obscurcissent toute la vie ! … Ce qu’il faut c’est la résolution ! … La Grande ! …
— L.-F. Céline
Si les choses nous emportaient en même temps qu’elles, si mal foutues qu’on les trouve, on mourrait de poésie.
— L.-F. Céline
C’est moi les orgues de l’Univers … J’ai tout fourni, la bidoche, l’esprit et le souffle … Souvent j’ai l’air épuisé. Les idées trébuchent et se vautrent. Je suis pas commode avec elles.
— L.-F. Céline
Plus loin que la route, c’est les arbres, les champs, le remblai, des mottes et puis la campagne … plus loin encore c’est les pays inconnus … la Chine … Et puis rien du tout.
— L.-F. Céline
Mon oncle juché sur son enfer, en scaphandrier poilu, environné de mille flammèches, nous adjure au‑dessus du guidon de nous cramponner au bazar ! … Mon père nous suit à la trace. Il pédale à notre secours. Il ramasse tous les morceaux au fur et à mesure qu’ils se débinent, des bouts de commande et des boulons, des petites goupilles et des grosses pièces. On l’entend jurer, sacrer plus fort que tout son pétard.
— L.-F. Céline
En bas, la campagne … la plaine … le vent qui prend son élan … trébuche au fleuve … tourmente le bateau‑lavoir … C’est l’infini clapotis … les triolets des branches dans l’eau …
— L.-F. Céline
Dehors à travers le carreau, sur le trottoir, à présent, c’étaient des poissons qui passaient … On les voyait joliment bien … Ils allaient doucement … Ils ondulaient sur la vitrine … Ils venaient comme ça dans la lumière … Ils ouvraient la bouche, il en sortait de petits brouillards …
— L.-F. Céline
C’était un royaume de fantômes
— L.-F. Céline
C’est une espèce de musique, ça vient comme d’une autre planète
— L.-F. Céline
Les jonquilles, les pâquerettes tremblotaient dans toutes les prairies … Le ciel est remonté chez lui, il gardait ses nuages comme tout le monde.
— L.-F. Céline
C’était comme de l’oiseau sa voix, ça battait des ailes, c’était partout dans la nuit, des petits échos …
— L.-F. Céline
Ils étaient au diable à présent … de l’autre côté … au Canada … et puis d’autres en Australie … toutes voiles dehors … Ils ramassaient les baleines … J’irais moi, jamais voir tout ça
— L.-F. Céline
Tout le monde se fascine pour l’avenir … Chacun veut qu’on l’exproprie.
— L.-F. Céline
Je reste bien avec l’Univers moi ! Je le laisse tel que je le trouve ! … Je ne le rectifierai jamais ! Non ! … L’Univers, il est chez lui ! Je le comprends ! Il me comprend ! Il est à moi quand je le demande ! Quand j’en veux plus je le laisse tomber !
— L.-F. Céline
« Il plie beaucoup, mais ne rompt pas … »
— L.-F. Céline
Si je monte, Mesdames, Messieurs, Mesdemoiselles, c’est pour l’instruction des Familles ! Voilà le but de toute ma vie ! Tout pour l’éducation des masses !
— L.-F. Céline
Tel un vieux jupon sur la corde, il était calamiteux …
— L.-F. Céline
On dirait une ascension, Ferdinand ! … Je m’élève ! … Je parcours un bout d’infini ! Je vais franchir ! … Je traverse déjà quelques nuages … Je vais voir enfin … Encore des nuages ! … La foudre m’étonne ! … Toujours des nuages … Je m’effraye ! … Je ne vois rien ! …
— L.-F. Céline
C’était mochement compromis l’avenir et nos jolis rêves ! … Y avait plus beaucoup d’illusions ! …
— L.-F. Céline
L’espoir du trésor, c’est magique ! Y a rien qui puisse se comparer ! …
— L.-F. Céline
« Ferdinand ! Tu vois, mon brave … Ah ! Je voudrais bien être ailleurs ! Ailleurs tu sais tout à fait ! … Ailleurs ! que … ça serait … quoi … »
— L.-F. Céline
Une seule fois, quand tu regardes une chose … Tu dois la retenir pour toujours ! … Te force pas l’intelligence ! … C’est la raison qui nous bouche tout … Prends l’instinct d’abord …
— L.-F. Céline
Le ciel était d’une grande clarté … Je crois que jamais je l’avais vu si net … Ça m’a étonné ce soir‑là comme il était découvert … Je reconnaissais toutes les étoiles … Presque toutes en somme … et je savais bien les noms ! …
— L.-F. Céline
Je veux m’en aller, mon oncle ! … Je veux partir ! … Je veux partir loin ! … Comment t’en aller ? … Partir où ? … En Chine ? … Loin ? Où ça ? … Je sais pas, mon oncle ! … Je sais pas ! …
— L.-F. Céline
Elle a pris tout le vent dans les voiles. Elle a bourlingué en Russie.
— L.-F. Céline
On est revenu parmi les gens et les choses bien ordinaires.
— L.-F. Céline
C’est la force de l’air qui nous grise … On déconne avec l’oncle Arthur …
— L.-F. Céline
Le Roi dévore une grosse barbaque, un gigot ; il mord en plein dedans, à pleins crocs … Il déchiquette, il enrage … Là‑dessous ça n’avance donc plus ? …
— L.-F. Céline
On arrangeait l’avenir en rose
— L.-F. Céline
J’apprenais pas mais j’étais bien, je détestais pas l’intonation anglaise … C’est agréable, c’est élégant, c’est flexible … C’est une espèce de musique
— L.-F. Céline
La voix s’élevait tout doucement, elle ondoyait dans la vallée … Elle revenait sur nous … L’atmosphère au‑dessus du fleuve, ça résonne, ça amplifie …
— L.-F. Céline
Habituez‑vous à l’Harmonie ! et l’Harmonie vous retrouvera ! Et vous retrouverez tout ce que vous cherchez depuis si longtemps sur les routes du Monde …
— L.-F. Céline
Je m’adresse à l’intelligence ! À l’intelligence seulement !
— L.-F. Céline
Il a vécu, lui si sensible, parmi des lamentations si pénétrantes que n'importe quel chien s'en fût enfui en hurlant. Mais ainsi, forcer son rêve à toutes les promiscuités, c'est vivre dans un monde de découvertes, c'est voir dans la nuit, c'est peut-être forcer le monde à entrer dans son rêve.
— L.-F. Céline