Aller au contenu
CÉLINE la petite musique

Thème

Citations sur bruit

Les passages de Céline sur bruit — composés à la main, vérifiés mot pour mot.

J’ai l’âme plus dure, comme un biceps. Je crois plus aux facilités. J’ai appris à faire de la musique, du sommeil, du pardon et, vous le voyez, de la belle littérature aussi, avec des petits morceaux d’horreur arrachés au bruit qui n’en finira jamais.
— L.-F. Céline
Ma torture de tête je l’entendais bien fort dans la campagne si grande et si vide. Je me faisais presque peur à m’écouter. Je croyais que j’allais réveiller la bataille tellement que je faisais du bruit dedans. Je faisais à l’intérieur plus de bruit qu’une bataille.
— L.-F. Céline
Il fallait toujours faire l’énorme effort de ne pas céder à l’angoisse de ne plus pouvoir dormir, plus jamais à cause des bourdonnements qui eux ne finiront jamais, jamais qu’avec votre vie.
— L.-F. Céline
La guerre m’avait donné aussi à moi une mer, pour moi tout seul, une grondante, une bien toute bruyante dans ma propre tête. Vive la guerre !
— L.-F. Céline
De penser, même un bout, fallait que je m’y reprenne à plusieurs fois comme quand on se parle sur le quai d’une gare quand un train passe. Un bout de pensée très fort à la fois, l’un après l’autre. C’est un exercice je vous assure qui fatigue.
— L.-F. Céline
Jamais, c’était entendu, je ne connaîtrais plus la vie des autres, la vie de tous ces cons qui croient que c’est entendu comme ça le sommeil et le silence, une fois pour toutes.
— L.-F. Céline
C’est con la paix des champs pour qui qu’a du bruit plein les oreilles.
— L.-F. Céline
Je commençais à mettre un peu d’ordre dans mes bourdonnements, les trombones d’un côté, les orgues seulement quand je fermais les yeux, le tambour à chaque coup du cœur.
— L.-F. Céline
que je repousse l’angoisse de ne plus dormir jamais, que j’agglomère mes bruits à moi, toute ma batterie d’oreille, avec ceux du dehors et qu’à petits coups j’arrive à faire une heure, deux heures, trois, à l’inconscience, comme on soulève un poids énorme et qu’on laisse retomber, pour faillir encore dans une énorme déroute.
— L.-F. Céline
Jamais j’avais rien entendu d’aussi particulièrement magnifique que la sirène du navire à travers de mon chahut.
— L.-F. Céline
J’ai plongé dans cet orchestre, car j’en entendrais jamais plus sans doute, comme dans le cœur d’une locomotive. Seulement je sentais bien que c’était le mien quand même de cœur qui fournissait la violence.
— L.-F. Céline