Thème
Citations sur violence
Les passages de Céline sur violence — composés à la main, vérifiés mot pour mot.
Il s’est mis dès le premier instant à bégayer tellement si fort, qu’il lui venait comme de la vapeur à la place des mots … On le comprenait plus … Seulement qu’il soufflait des fusées … Sa casquette partait en bourrasque … Elle s’envolait de tous les côtés … Il tapait dessus à tour de bras … Il s’en défonçait le cassis … Il se gonflait encore toute la bouille … absolument cramoisi … avec des sillons livides … Il changeait de couleur. Il tournait violet.— L.-F. Céline
C’est le roman qui pousse au crime encore bien pire que l’alcool …— L.-F. Céline
C’est comme un monde tout caché qui vient saccader dans les mains … C’est la vie ! … Faut la sentir bien …— L.-F. Céline
Ô tu es funèbre Ferdinand ! sans en avoir l’air ! Tes eaux sont troubles ! Que de monstres Ferdinand ! dans les replis de ton âme !— L.-F. Céline
Ils sont morts dans les bras l’un de l’autre. Ça faisait un quart d’heure à peine qu’il était sorti.— L.-F. Céline
On vivait dans une vraie tornade. Dès que ça mugissait en tempête, ils gueulaient les mômes comme des sourds, ils s’entendaient plus … Y avait pas de Bon Dieu qui tienne ! Il fallait que ça pète ou que ça cède. Les arbres prenaient de la forte bande, ils restaient crochus, les pelouses étaient en lambeaux, arrachées par plaques.— L.-F. Céline
Faut se concentrer quand on est mince … T’ouvres toute ta gueule, on rentre dedans.— L.-F. Céline
Jamais je l’aurais cru si faible, si mou … C’était la surprise … je suis étonné … C’était facile à serrer …— L.-F. Céline
Les jeunes gens au jour d’aujourd’hui ont le goût du meurtre !— L.-F. Céline
Seulement si je revenais au Passage … moi je peux bien te l’avouer tout de suite … J’y tiendrais pas dix minutes ! … Je fouterais le feu à toute la crèche ! …— L.-F. Céline
Avec les furieux, c’est franc … c’est une question de corrida … C’est de sauter la balustrade avant qu’ils vous écornent les tripes ! …— L.-F. Céline
Ils faisaient la révolution pour le plaisir d’être emmerdants ! …— L.-F. Céline
Il l’étreignait dans ses bras … Le double canon lui rentrait à travers la bouche, lui traversait tout le cassis … Ça embrochait toute la compote … Toute la barbaque en hachis ! … en petits lambeaux, en glaires, en franges … Des gros caillots, des plaques de tifs … Il avait plus de châsses du tout … Ils étaient sautés … Son nez était comme à l’envers … C’est plus qu’un trou sa figure …— L.-F. Céline
Les atouts claquaient comme des beignes.— L.-F. Céline
Il vous pistait toute la journée toujours en traître, et dès le premier instant … Il vous quittait plus à la trace, feutré, à la semelle … Sinueux, derrière vous, d’un couloir à l’autre … Les bras pendants, prêts à bondir, à vous étendre …— L.-F. Céline
Le Roi dévore une grosse barbaque, un gigot ; il mord en plein dedans, à pleins crocs … Il déchiquette, il enrage … Là‑dessous ça n’avance donc plus ? …— L.-F. Céline
Tout est crevé, pourri, fondu. Il vous resterait plus que la chiasse si vous laissiez passer l’occase !— L.-F. Céline
Ils jouent gonflé, cambré, musclé, ils jouent costaud les Écossais … Ils jouent marrant la cornemuse, ils jouent gaillard, ils jouent poilu comme des molletons …— L.-F. Céline
Que de mal on pourrait détruire si tout le monde en faisait autant !— L.-F. Céline
Devant toi, tu n’as pas un lâche ! Le foutriquet peut‑être que tu comptais terroriser ? Ah mais non ! Mais non ! Je fais face à tout mon Destin ! Je l’ai voulu ! J’irai jusqu’au bout !— L.-F. Céline
Il passe parmi les inventeurs des bouffées terribles, des impulsions qu’ils se connaissent plus … Ils étripent tout sur leur passage !— L.-F. Céline
Siffle ! Siffle, ma garce ! Râle ! et Rugis ! Grogne ! je t’entends ! … Des goinfres ! … Des gouffres ! …— L.-F. Céline
Comme il a pu changer ce mec‑là, depuis notre Palais‑Royal … Comme il est devenu féroce ! … Ils y ont fait bouffer des scorpions ! dans l’internement … Merde ! Il est devenu intraitable ! … Il a pompé du vitriol ! …— L.-F. Céline