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Citations sur histoire
Les passages de Céline sur histoire — composés à la main, vérifiés mot pour mot.
L'humanité s'ennuyait, elle brûla quelques Dieux, changea de costume et paya l'Histoire de quelques gloires nouvelles.— L.-F. Céline
Si l'on pouvait écrire l'histoire mystérieuse des véritables événements humains, quel moment sensible, quel moment périlleux que ce voyage ! Mais il est aussi vrai que la durée, la douleur des hommes comptent peu, somme toute, à côté des passions, des frénésies absurdes qui font danser l'Histoire sur les portées du Temps.— L.-F. Céline
Il n'y a pas que la guerre dans le cœur des hommes.— L.-F. Céline
Sérieux est mort, Verdun l’a tué ! Amen !…— L.-F. Céline
En vrai, un continent sans guerre s’ennuie… sitôt les clairons, c’est la fête !… grandes vacances totales ! et au sang !— L.-F. Céline
Rien du tout, Abetz ! absolument rien !… vous vous rendrez compte !… ce sont les vainqueurs qui écrivent l'Histoire !… elle sera cocotte la vôtre, d'Histoire ! »— L.-F. Céline
ce qui est fait est fait, bien sûr !… l’Histoire repasse pas les plats !…— L.-F. Céline
je suis comme la France !… tout aux bradeurs ! l’ouragan m’emporte !… mon bulletin avec !…— L.-F. Céline
l'Histoire est caprices ! lubies ! rages ! le premier coup : rigodon !… hurrah !… le second ?… sifflet ! crochet ! foireux !— L.-F. Céline
L’Opinion a toujours raison, surtout si elle est bien conne.— L.-F. Céline
c’est quand ils ont cessé d’être diables que leur Empire s’est écroulé !… tous les Empires kif !…— L.-F. Céline
on pourra dire tout ce qu’on voudra, je peux en parler à mon aise puisqu'il me détestait, Pétain fut notre dernier roi de France. «Philippe le Dernier »… la stature, la majesté, tout !… et il y croyait !— L.-F. Céline
tous les régimes, tous les temps, les ministres s’haïssent… et pire, au moment que tout croule, culbute !… fâcherie absolue !… l’effrénésie de toutes les rancœurs !— L.-F. Céline
Comme ça un moment de la fin des régimes personne contredit plus personne… les plus énergumènes sont rois…— L.-F. Céline
dans les moments où la page tourne, où l'Histoire rassemble tous les dingues, ouvre ses Dancings d’Épopée !— L.-F. Céline
la vie sur la terre a dû commencer dans une gare, une stagnation…— L.-F. Céline
les guerres sont que des incidents, même les « totales » !— L.-F. Céline
la Volga a rien inventé, Buchenwald non plus, la Muraille de Chine non plus, ni Nasser, ni les Pyramides… ni les solides coups de pied aux culs !… 1l faut que ça avance et c’est tout !… et en cadence !— L.-F. Céline
Troppmann son «n’avouez jamais !» est qu’une toute petite prudence !… « n’écrivez jamais ! » moi je vous le dis !— L.-F. Céline
les hommes politiques demeurent jeunes filles toute leur vie. plaire !… plaire !… suffrages !— L.-F. Céline
le désordre, Docteur, c’est un Jules César par village !… et vingt Brutus par canton !— L.-F. Céline
allez soulever un peu le Kremlin !… la Chambre des Lords… Le Figaro… où L’Huma… tous les couvercles ! salons… Partis… Châteaux… populaces… coulisses… monastères… hôpitaux… vous serez fatigué la façon que tout ça se dénonce, se fait arrêter, garrotter, enfoncer des coins sous les ongles.— L.-F. Céline
vous pouvez rien faire de sérieux qu’avec les gens qui crèvent de faim— L.-F. Céline
les explications viennent après, quand elles intéressent plus personne… qu’elles veulent plus rien dire…— L.-F. Céline
l’Hamlet lui il l’avait facile philosopher sur des crânes !… il avait sa « sécurité » ! nous on l’avait pas, nom de Dieu !— L.-F. Céline
Encore mes rancœurs !… vous m’excuserez d’un peu de gâtisme… mais pas tellement que je vous lasse !… moi et mes trois points !… un peu de discrétion !… mon style, soi-disant original !…— L.-F. Céline
personne parlera plus français dans mille ans!— L.-F. Céline
quinze ans c’est un bail !… la toute féroce teutonnerie a duré trois ans, tout au plus !… considérez !— L.-F. Céline
le monde est pas communisse !… diantre ! mais matérialisse… un point !… effroyablement ! à l’atome !…— L.-F. Céline
Roulez auto, Suez pas Suez, vous existerez !… pour Versailles, c’était des carrosses, maintenant c’est le nombre de vos H.P…— L.-F. Céline
il tombait un jour de la plus grande Gloire de Vengeance…— L.-F. Céline
voilà des morts qui doutent de rien !… zut !. moi qu’ai passé mort !… réputé mort !…, entendu mort !…— L.-F. Céline
regardez à l’Épuration, vous aviez des ronds, ça allait !…— L.-F. Céline
des armées de tanks dans les ravins d’une profondeur que les Champs-Elysées, l’Arc, l’Obélisque, auraient disparu, enfouis !… facile !— L.-F. Céline
Ainsi s’installent les dynasties… bric et broc !… se drapent, rehaussent… s’ornent !… une fantastique monstre boutique, grande mettons, trois fois NotreDame !… et tout d’équilibre sur son roc! et penchée !…— L.-F. Céline
le coup d’« incarner » est magique !… on peut dire qu'aucun homme résiste !… on me dirait « Céline ! bon Dieu de bon Dieu ! ce que vous incarnez bien le Passage ! le Passage c’est vous ! tout vous ! » je perdrais la tête !— L.-F. Céline
le seul vrai bonheur de bonheur l’incarnement !… vous pouviez lui couper la tête : il incarnait !… la tête serait partie toute seule, bien contente, aux anges !— L.-F. Céline
que ce soit Berchtesgaden, Vichy, Kremlin, Maison-Blanche, entre la poire et le fromage, c’est pas des endroits à se trouver !— L.-F. Céline
les gens savent pas, presque jamais, qu’on joue un autre acte, au moment, qu’ils sont de trop ! qu’ils sont plus du tout dans la scène, qu’ils devraient s’effacer… non ! non !… ils s’entêtent !— L.-F. Céline
toutes les impostures commencent à l’an 1000 ! la jean-foutrerie s’étale !— L.-F. Céline
« Même si vous ne dites rien, ça se voit !… habituez-vous à rien penser ! »— L.-F. Céline
« L'Europe sera républicaine ou cosaque !»… elle sera les deux, foutre ! et chinoise !— L.-F. Céline
à un moment, y a plus de secrets… y a plus que des polices qu’en fabriquent…— L.-F. Céline
vous qui demandez des trucs magiques, demandez voir à la police… si elle vous répond : non !… elle ment, elle a !…— L.-F. Céline
la France a connu toutes les retraites ! et dans tous les genres !… et en pas vingt ans !— L.-F. Céline
maintenant hypocrite, la misère on l’envoie bouffer du papier, formulaires et des tampons… et encore plus vite ! plus pressé!— L.-F. Céline
les confidences se regrettent toujours… surtout dans les moments dangereux… les confidences sont pour salons, pour belles époques conversatives, bien digestives, somnolescentes…— L.-F. Céline
j'aime pas le patelin, mais enfin… c’est de la plaine de terre pauvre et sables, entre de ces forêts !… terre à patates, cochons et reîtres. et des plaines à orages ! pardon ! dont on a pas idée ici !…— L.-F. Céline
je connais la Prusse des von Raumnitz… pas des paysages à touristes !… lugubres petits lacs, forêts encore plus funèbres…— L.-F. Céline
Nous sommes tous des persécutés, mon fils !… mes enfants !…— L.-F. Céline
le 4° grand Reich est mort, tous les gens et maisons avec, et Beethoven aussi! choristes à la «Force par la joie!»— L.-F. Céline
je suis pour ça tout de l’avis de Louis XVI ! «le bien a la goutte, le mal a des ailes »…— L.-F. Céline
Agobart, évêque de Lyon (632) se plaignait déjà, rentrant de Clichy (Cour de Dagobert) que c'était, cette Cour, un de ces bouges ! ramassis de voleurs et pétasses !… qu’il y revienne en 3060 Agobart de Lyon !… voleurs et pétasses ! il retrouvera les mêmes ! pardi !… Éminences-Grooms et morues de Cours !— L.-F. Céline
vous les verrez toujours sibylles, toujours renaissants, de siècle en siècle !… continuité des Pouvoirs !…— L.-F. Céline
regardez comme elle m'a traité !… l’état qu’elle m’a mis ! moi ! juste le seul qui voyait juste !… et les plus pires désastreux cons, si fiers à présent ! cocoriquant haut du fumier, l’effroyable décombre !— L.-F. Céline
les hommes forniquent comme ils respirent mais le « chiropract » ? l’avorteur ? des gants ! minute !…— L.-F. Céline
Bast ! les pithécanthropes changent de mythe ! vous parlez si le sang va gicler ! si les coutelas sont un peu prêts !— L.-F. Céline
comme moi je trouve mon style, pratique, expéditif certes ! c’est tout !… et que j’en démords pas ! tudieu ! qu’il est le très simple, expéditif… oh ! mais que c’est tout !… j'en fais pas pour ça des montagnes !— L.-F. Céline
là comme ailleurs, toujours trop tard les manières ! comme les «vues d’avenir »… toujours trop tard !…— L.-F. Céline
Je revois plus nulle part les zazous… pas plus qu’on reverra Louis XVI place de la Concorde… Les Chinois seront pas à regarder si ils retrouvent l’endroit de l’échafaud…— L.-F. Céline
les haines partisanes sont « alimentaires » !… oubliez jamais !— L.-F. Céline
Napoléon petit garçon, Hitler délirant fétu !— L.-F. Céline
ils torturent pas à l’aveuglette, « à la française » !… non !… ils raisonnent…— L.-F. Céline
le crime paye !… des «Olympiques » pour le culot! brassards, galons… dix !… douze cartes !— L.-F. Céline
en autocar de flics vous voyez la foule autrement…— L.-F. Céline
pourtant quel pittoresque séjour !… vous vous diriez en opérette… le décor parfait… vous attendez les sopranos, les ténors légers… pour les échos, toute la forêt !… dix, vingt montagnes d’arbres !… Forêt Noire, déboulées de sapins, cataractes…— L.-F. Céline
le fleuve optimiste, d’un immense avenir !… oui mais l’ Armée Leclerc, pas loin… et ses Sénégalais coupe-coupe…— L.-F. Céline
pour les dames d’un certain âge, Pétain c'était la France, c’est tout… ma père aussi est morte ainsi, Pétain la France…— L.-F. Céline
beaux pièges à cons !… atomiques ou pas !… elles dépassent jamais les polices !… jamais si profondes !— L.-F. Céline
C’est pas demain qu’on me rembringuera dans un truc !— L.-F. Céline
il est aussi bien nourri que Pétain… que de Gaulle à Londres… que la Kommandantour à Paris.— L.-F. Céline
C'était pas le moment de le contredire !… dialectique, mon cul ! tous dans le même sac ! tous !— L.-F. Céline
du dernier cloche grabataire crevard fienteux du Fidelis au très haut Laval du Château, c'était immanquable…— L.-F. Céline
il avait joué du violon (second pupitre) au grand orchestre du Grand Palais. l’exposition de l’Europe Nouvelle, marché commun, etc… elle avait chanté pour Mme Abetz, à l’Ambassade…— L.-F. Céline
vous cherchez certain petit poison ?… tel document ?… ce gros chandelier ?… ou ce petit boudoir? ce groom dodu ?… il est à vous ! un clin d’œil! vous l’avez là !… tout et tout !…— L.-F. Céline
Vous êtes roi, mettons !… votre peuple bienpensant, boiveur, bâfreur, vous fout la paix… d’un sursaut: pétarade partout !… vous secoue la Bastille !… emporte votre régime ! le Pont-Neuf et la Grande Armée ! vous avez dit le petit mot de trop !— L.-F. Céline
il restera toujours quelque chose du National-Socialisme ! nos idées reprendront leur force !…— L.-F. Céline
Vous vous reposiez l’écoutant, à condition que vous tiquiez pas ! il vous épiait !… vous aviez pasl’air convaincu ?… il fonçait !… il vous rassoyait pour le compte !— L.-F. Céline
we are all dam'wise after the event ! (je vous sors mon Berlitz puisqu'il est question d’Angleterre !)— L.-F. Céline
des gens qu'étaient juste que de la crotte sont devenus des «terribles seigneurs »… « vVengeurs »… avec de ces énormes privilèges !…— L.-F. Céline
il faut goûter pour se rendre compte… vous comprenez toutes les retraites !… tous les désastres de Russie ! personne peut tenir !— L.-F. Céline
les conquérants de l’Est, leurs hordes sont folles, ivres de froid… qu’on les y laisse ! et crever !— L.-F. Céline